Pourquoi Cory Joseph portait le 6 aux Raptors ?

Avant d’évoluer sous les couleurs des Sacramento Kings, Cory Joseph a bien roulé sa bosse en NBA. Passé par les Spurs où il souleva le trophée Larry O’Brien en 2014, il eut le privilège de porter le maillot de Toronto, sa ville natale. Dans l’Ontario, il décida de porter le numéro 6. Pourquoi ? On vous dit tout !

Il y a quelques semaines, nous vous parlions de The Carter Effect, le documentaire relatant l’impact qu’a eu l’arrivée de Vince Carter sur le basket à Toronto et au Canada (dont nous vous conseillons toujours le visionnage). Au-delà de son caractère didactique sur le phénomène Vinsanity, le documentaire contient quelques anecdotes savoureuses, dont une concernant le retour de l’enfant du pays, Cory Joseph, et son choix de porter le numéro 6.

Interrogé sur la question, Cory Joseph nous apprend que derrière ce numéro a priori assez banal (No offense Bill russell), se cache en réalité un joli clin d’œil à la ville de Toronto.

Infographie : Le Basketographe

« On surnomme Toronto « The 6 ». Aujourd’hui, on en entend de plus en plus parlé, car Drake en a fait une chanson (et un album). C’est marrant parce que j’allais porter un autre numéro en arrivant ici et Drake m’a demandé si je pouvais prendre le 6. J’ai accepté, j’ai pris le 6. C’est un chiffre épique ! »

Pour ceux qui seraient passés à côté de l’info, The 6, The 6ix ou The Six est le dernier surnom en vogue pour désigner Toronto. Ce sobriquet, qui a été popularisé par le rappeur Drake depuis son album Views from the 6, fait référence aux deux indicatifs régionaux de la capitale ontarienne (416 et 647).

Tout comme Drake, Cory Joseph est un enfant de Toronto. Il grandit à Pickering, dans la proche banlieue de la ville. Drafté en 29e position par les Spurs, il fit son entrée dans la grande ligue en portant le numéro 5, qu’il portait déjà à la fac aux Lonhorns Texas. De retour à Toronto, il décida donc d’opter pour le 6, numéro qu’il garda également aux Indiana Pacers. Signé en 2019 par les Kings, le joueur canadien dut se résoudre à choisir un numéro inédit, le 9. Pas de chance pour Cory, le numéro 6 avait été retiré par la franchise californienne en hommage aux fans, considérés comme le Sixième homme des Kings.

Après tout, un 9 n’est jamais qu’un 6 renversé !

Pourquoi Klay Thompson porte le numéro 11 ?

Klay Thompson est un OVNI en NBA. Sa personnalité détonne parfois dans une ligue de plus en plus bling-bling. Klay est un homme très terre à terre, comme nous le prouve cette anecdote sur le choix de son numéro de maillot.
Source : Le Basketographe

Détenteur de records invraisemblables (37 points en 1 QT, 60 points en 29 minutes, 14 trois points dans un match, etc.), le Warrior fait très peu de vagues en dehors des parquets. Klay fait parler de lui à travers son basket, point barre !

Arrivé aux Golden State Warriors en 2011, Klay Thompson a choisi de porter le numéro 11. Pourquoi ce choix ? La raison est toute simple : le joueur a été sélectionné en 11e position.

Comme sur un parquet, Thompson sait rester simple et efficace.

Avant d’arriver dans la franchise californienne, Klay Thompson a passé 3 saisons universitaires au sein des Cougars de Washington State où il portait le #1. Son maillot a d’ailleurs été retiré en janvier dernier. Le soir de sa Draft, l’arrière avait annoncé opter pour le numéro 21 (le #1 étant porté à l’époque par Dorell Wright), avant de se raviser quelques jours plus tard et de choisir ce #11 qui lui va si bien.

Source : SB Nation


Les Play-in NBA, c’est quoi ?

Les modalités de qualifications en post-season ont été modifiées. Si la nouvelle, rendue publique en même temps que le calendrier de la saison 2020/2021, est passée relativement inaperçue, il s’agit pourtant d’un changement historique. Finie la course à la 8ème place synonyme de Playoffs, place au mini-tournoi Play-in avec matchs couperets pour rafler les deux derniers spots qualificatifs de chaque conférence.

Les nouvelles modalités de qualifications : les Play-in

La ligue réfléchissait depuis quelque temps déjà à une façon de rendre la fin de saison régulière plus intéressante. Avec l’adoption de ces matchs de barrage, de ces play-in ou de ce mini-tournoi (appelez ça comme vous voulez), la NBA semble être passée à l’action.

Comme une image vaut mille mots, nous vous expliquons tout ce qu’il faut savoir des nouvelles modalités de qualifications aux PO :

Les matchs de play-in expliqués en une image.

Qui partira à la pêche avant les autres ?

Bon ok, l’infographie ressemble peut-être à une tablette de coach pendant un temps-mort, mais tout y est !

Décryptons tout cela étape par étape :

Désormais, seules les équipes classées de 1 à 6 des deux conférences sont qualifiées directement pour le 1er tour.

Les équipes de 7 à 10, toujours dans la course au titre, devront quant à elles, jouer leur qualification lors de matchs de barrage. Dans chaque conférence, les confrontations se dessineront de cette manière :

L’intérêt sportif de ces matchs de play-in est que même une équipe classée 10ème peut garder espoir de se qualifier. À l’inverse, le 7ème du classement, en cas de contre-performance, pourra se voir priver de playoffs, alors qu’il était bien au chaud dans l’ancien système. C’est le jeu ma pauvre Lucette !

Un intérêt sportif, uniquement ?

S’il y a bien une chose que les amateurs de NBA ont appris avec le temps, c’est que la ligue ne recule devant rien quand il s’agit de garder son championnat attractif et compétitif.

Comme les autres ligues majeures, la NBA est une institution, mais contrairement à ces dernières, les traditions ne semblent pas être aussi immuables.

En NBA, quand le système montre des points de faiblesse, on trouve des solutions pour y remédier, n’en déplaise aux conservateurs !

Avec l’adoption de ce mini-tournoi de barrage, la NBA espère tenir le public en haleine. En plus d’ajouter 6 matchs supplémentaires, la ligue mise sur des situations indécises où même une équipe d’ordinaire hors-course peut encore se qualifier et pourquoi pas, gagner le titre. En maintenant ce haut niveau de compétition entre les équipes jusqu’au bout, la NBA compte également lutter contre le tanking et générer au passage quelques millions supplémentaires.

Il est quand même fort Adam Silver !


Les matchs de play-in expliqués en une image.

Qui partira à la pêche avant les autres ?

Comment sont sélectionnés les All-Stars en NBA ?

Devenir All-Star pour un joueur NBA représente plus qu’une ligne dans son palmarès. C’est une vraie consécration ! C’est également une reconnaissance de la part des fans, de la presse et de ses pairs.

Pour devenir un All-Star, bien jouer ne suffit pas. La NBA regorge de talents individuels et le nombre de places est plus que limité. Chaque année, la sélection des All-Stars fait des heureux, 24, et beaucoup de malheureux.

Alors comment un joueur devient-il All-Star ? Comment sont sélectionnés les 24 élus ? Revenons sur ce système de vote qui fait tant de déçus.

Le système de vote en une image

La sélection des joueurs All-Stars repose sur un système de vote complexe pouvant se schématiser de la manière suivante :

Le Système de vote des All-Stars NBA

Source : Le Basketographe

Explications du système

Pour participer au Match des Étoiles, 24 joueurs sont sélectionnés entre décembre et janvier. Chaque équipe est constituée de 12 joueurs All-Stars, 5 titulaires et 7 remplaçants.

La sélection des All-Stars est basé sur un système de vote à travers lequel les votants élisent 12 joueurs dans chaque conférence.

Sélection des titulaires : le vote du cœur

Pour les titulaires du All-Star Game, les votes sont répartis entre trois comités ayant chacun un poids différent dans le résultat final.

  • Les fans : leurs votes comptent pour 50%
  • Les médias : leurs votes comptent pour 25%
  • Les joueurs : leurs votes comptent pour 25%

Ces trois comités doivent voter pour 5 joueurs : 3 intérieurs et 2 extérieurs. Lorsque les votent sont clos, la NBA procède au dépouillage. Ainsi, 3 classements sont établis et une note pondérée est donnée à chaque joueur. Plus une note se rapproche de 1, plus le joueur a de chance de participer au All-Star Game.

Exemple :

En 2020, Trae Young a été classé 1er dans le vote des fans, 2ème auprès de la presse et 3ème auprès des joueurs. Il obtient donc le score pondéré de 1,75.

Les 2 extérieurs et les 3 intérieurs ayant obtenu les notes pondérées les plus basses sont désignés All-Stars titulaires pour chaque conférence.

Sélection des remplaçants : le vote de la raison

Le mode de sélection des joueurs remplaçants est basé sur un système différent. Seuls les 30 entraîneurs de la ligue sont chargés de voter pour les All-Stars remplaçants.

Tout comme les titulaires, les votes des joueurs du banc sont réglementés selon la position des joueurs. Pour chaque conférence, les coaches doivent sélectionnés :

Constitution des équipes

Depuis la mise en place du système du capitanat en 2018, les joueurs arrivés en tête des votes des fans dans chaque conférence sont désignés capitaines. Ils ont alors la tâche de constituer leur équipe en choisissant à tour de rôle des joueurs (titulaires et remplaçants) toutes conférences confondues.

Et en cas de blessure ?

Que se passe-t-il si un joueur sélectionné se blesse ou est déclaré forfait avant le All-Star Game ? La NBA a, bien entendu, tout prévu et heureusement. Il n’est pas rare que cela se produise. Dans ce cas, il revient au Commissioner de désigner le remplaçant du joueur blessé, en prenant en compte la conférence de ce dernier.

Ainsi, en 2021, Adam Silver a sélectionné Devin Booker et Domantas Sabonis en remplacement d’Anthony Davis à l’ouest et de Kevin Durant à l’est.


Le Système de vote des All-Stars NBA

Source : Le Basketographe