Top 5 NBA de nos dégarnis préférés

La NBA est un formidable laboratoire pour découvrir les nouvelles tendances capillaires. L’arrivée des joueurs au stade et les conférences de presse d’après-match sont des moments privilégiés pour exposer au monde sa coiffure, reflet de son style et de sa personnalité. On pense bien sûr, aux tresses de Kawhi Leonard, ou encore au retour des dreads, avec des représentants tels que Mike Conley, DeAndre Jordan ou Derrick Rose, pour ne citer qu’eux. D’autres en revanche, ont dû malgré eux, se résigner à avoir un look plus classique, la faute à un patrimoine cheveux défaillant. Focus sur 5 joueurs actuels au cuir chevelu apparent qui attirent notre sympathie.

LeBron James

C’est vrai, ce n’est pas trop Fair-play de citer King James, tant il se donne du mal à cacher sa calvitie plus que naissante. Si LeBron a retrouvé des cheveux ces dernières années, la 1ère place de ce classement lui est forcément réservée. Le sujet des cheveux de LBJ sont sources de railleries depuis son passage à Miami, où Dwyane Wade prenait un malin plaisir à le vanner. JR Smith, son ancien coéquipier à Cleveland y voyait même un signe divin montrant qu’il ne pouvait pas tout avoir dans la vie, le talent et les cheveux. Quel philosophe ce JR ! Que James se rassure, ces petits ennuis capillaires le rapprochent encore un peu plus de son idole Michael Jordan, chauve depuis les années 90.

Evan Fournier

Celui que les américains surnomment affectueusement « Don’t Google », en raison d’une maladie portant le même nom (la gangrène de Fournier), arborait encore jusqu’à peu un chignon « bun ». Cette période appartient désormais au passé pour Evan, qui a dû se résoudre à avoir une coupe bien plus courte. Dépourvu de cheveux mais pas d’humour, Evan s’était amusé à proposer ses services pour pallier les problèmes capillaires de LeBron lors du Media Day de cette année.

Kosta Koufos

Natif d’Ohio, malgré un patronyme exotique évoquant davantage la Moussaka que les burgers, Koufos arbore un crâne clairsemé depuis ses débuts sur les parquets NBA il y a une dizaine d’années. Cet intérieur solide, bien que pas très flashy, peut rendre de sérieux services à une équipe. Après des passages au Jazz, aux Wolves ou encore aux Nuggets et Grizzlies, Koufos officie depuis 2015 aux Sacramento Kings.

Joe Ingles

L’Australien a dû se montrer patient pour avoir la reconnaissance qu’il méritait dans la grande ligue. Après son inscription à la Draft 2009, où il n’est finalement pas retenu, Ingles poursuit sa carrière en Europe, à Grenade, puis à Barcelone et Tel-Aviv. Il parvient à entrer en NBA par la petite porte où il décroche un contrat aux Clippers en 2014. Coupé rapidement par le club californien, il rebondit au Utah Jazz. En plus d’être un joueur précieux pour son équipe, Ingles a une personnalité attachante. Souvent divertissant devant un micro, il l’a encore prouvé récemment lors d’un podcast d’Adrian Wojnarowski où il reconnaît perdre ses cheveux et manquer de muscles.

Alex Caruso

Caruso n’est pas le joueur le plus connu de cette liste. Pour autant, lorsqu’on le voit évoluer sur un parquet, il est difficile de l’oublier. Le combo calvitie/moustache ne laisse personne indifférent. Évoluant au poste d’arrière-meneur aux Lakers, son temps de jeu a été réduit à néant cette saison avec les arrivées massives qui ont accompagnées celle de LeBron l’été dernier. Non drafté en 2016, Caruso a effectué un cycle complet de 4 ans à l’Université de Texas A&M. Chose assez rare pour être soulignée.

Qui est Pascal Siakam ?

Pascal Siakam est LA révélation NBA de cette saison. En lice pour décrocher le titre de Most Improved Player, le Camerounais drafté en 27e pick en 2016 par les Toronto Raptors s’est d’ores et déjà fait un nom dans la ligue. Mais qui est Pascal Siakam ?

L’excellent site américain, The Player’s Tribune, a laissé la parole en 2016 au principal intéressé qui revient sur ses débuts dans le basket et son arrivée en NBA. Une aubaine pour en apprendre plus sur ce joueur encore pas si connu que ça.

Voici ce qu’on a retenu.

« Tu vas aller au séminaire »

Chez les Siakam, le séminaire est une affaire de famille. Une coutume dont le petit Pascal se serait bien passée. Et pourtant, à l’âge de 11 ans, le Camerounais n’a pas eu d’autre choix que de se plier à la volonté du patriarche. Tout comme ces trois autres frères aînés avant lui. De ces années au séminaire, Pascal en garde des souvenirs douloureux :

« J’ai pleuré tous les jours pendant ma première semaine là-bas. Je n’avais que 11 ans. Ma famille me manquait. Les parties de foot avec mes amis me manquaient. La maison me manquait. J’appelais ma sœur aînée presque tous les soirs, pour lui dire que je ne pouvais pas le supporter. »

Mais le temps passant, Pascal apprit à s’adapter :

« Avec le temps, j’ai pleuré de moins en moins. Le séminaire faisait maintenant partie de ma vie. Les professeurs me disaient quand me réveiller, quand aller en classe et quand aller dormir. […] J’étais devenu un enfant de 11 ans qui faisait ses propres corvées, faisait son propre lit et finissait ses propres devoirs. Mais ça ne voulait pas dire que c’était amusant. Je ne comprenais toujours pas pourquoi mes parents m’avaient envoyé ici. »

« Je n’aimais pas le basket »

S’il peut sembler bizarre d’entendre ces mots sortir de la bouche de Siakam, c’est pourtant bien la réalité. Son amour pour la balle orange n’est arrivé que tardivement, à l’adolescence. Même s’il reconnait trouver un certain plaisir à jouer au basket, Pascal, comme la plupart des jeunes Camerounais vouait un véritable culte au foot, qu’il rêvait de pratiquer au niveau professionnel. Alors que ses frères ont tous délaissé le soccer pour le basket, jouer à un autre sport était aussi un moyen de s’affirmer au sein de sa fratrie, en ayant sa propre personnalité.

« Au Cameroun, le football est aussi important que le basket-ball ou le football américain aux États-Unis. Les enfants rêvent tous de jouer professionnellement. Mes trois frères aînés étaient différents. Bien qu’ils jouaient aussi au soccer, ils ont tous fini par passer au basketball à l’adolescence. Ils étaient aussi obsédés par le basket que je l’étais par le foot. Mon père y est pour quelque chose, car il rêvait qu’un de ses fils joue en NBA. »

« Il y a donc eu des pressions pour que je me lance dans ce sport. Le seul problème, c’est que je n’aimais pas le basket. »

« La NBA est devenue mon rêve »

Puis, petit à petit, le basket prit une place plus importante dans sa vie. En 2011, alors qu’il participait à un camp de basket organisé par Luc Mbah a Moute au Cameroun, Siakam attira l’attention et fut invité l’année suivante à participer au camp Basketball sans Frontières en Afrique du Sud.

« J’allais refuser l’invitation. Mais comme ma sœur Vanessa vivait en Afrique du Sud, et que je ne l’avais pas vue depuis quelques années, j’ai pensé à ce voyage gratuit pour traîner avec ma elle. Tout ce que j’avais à faire, c’était de jouer au basket ? Alors pourquoi pas ! »

Le premier jour du camp, deux personnes attirèrent particulièrement l’attention des jeunes basketteurs en herbe. Mais pas celle de Pascal qui resta simple spectateur de la scène.  

« – Qui sont ces types ? Pourquoi tout le monde est si excité ?

– Allez, mec, c’est Serge Ibaka et Luol Deng !

– Qui ? »

« Comment pouvais-je savoir qui ils étaient ? J’avais à peine regardé la NBA. Mais plus j’en apprenais sur eux, plus je les admirais. Ils avaient surmonté des obstacles incroyables pour arriver en NBA. Pour la première fois, j’ai vu ce qui était possible d’accomplir si je travaillais assez dur. […] Soudain, le basket-ball n’était plus seulement un sport que je pratiquais pour le plaisir, c’était devenu ma passion, et la NBA mon rêve. »

Son arrivée aux États-Unis

Lors du camp en Afrique du Sud, Pascal Siakam suscita l’intérêt de quelques recruteurs d’écoles américaines, dont l’école préparatoire de God’s Academy de Lewisville, au Texas. Soutenu par son père et ses frères, Siakam débarqua dans la petite ville texane, où il dû apprendre à s’acclimater dans cet environnement si éloigné de son village natal. Si la transition n’a pas été facile culturellement, c’est sur le parquet que le Camerounais rencontra le plus de difficultés.

« Au Cameroun, je m’étais débrouillé avec mon talent naturel et mes qualités athlétiques. Maintenant, je devais vraiment apprendre le jeu. Je me sentais complètement perdu, comme si je n’avais aucune idée de ce que je faisais. Mes coéquipiers me critiquaient sans arrêt. C’était nouveau pour moi aussi. »

[…]

« Ils me disaient que je ne savais pas tirer, que je ne savais pas dribbler, que je ne pouvais rien faire de bien. Après deux mois, j’en ai eu assez. Ma mentalité avait complètement évolué. Bien sûr, je voulais m’améliorer au basket-ball, mais peut-être plus que ça, je voulais faire taire ces types. »

Et à force d’acharnement, le travail a fini par payer. Même si les prestigieuses équipes NCAA, comme Duke ou Kansas ne se sont pas bousculées pour l’avoir, quelques universités ont montré de l’intérêt pour le Camerounais, dont les Aggies de New Mexico State qui avaient pour habitude de recruter des joueurs africains. La culture familiale de l’équipe a également joué un rôle prépondérant dans l’arrivée de Siakam au Nouveau-Mexique.

Ses débuts en NCAA

Encore une fois, rien n’a été facile pour Siakam. Cette nouvelle étape dans son apprentissage lui a demandé de repousser ses limites. Confronté à des joueurs plus physiques que lui, Siakam n’a eu d’autre choix que de s’entraîner plus que les autres pour se mettre à leur niveau.

« J’en avais marre de me faire botter le cul tous les jours. J’ai repensé à l’école préparatoire, à la façon dont mes coéquipiers me traitaient et à la façon dont je leur avais répondu. J’avais besoin de retrouver cet état d’esprit. »

« Alors je suis allé à la salle nuit et jour. […] Lorsque les séances d’entraînement ont commencé l’été suivant, je me suis retrouvé face à Nephawe (le joueur qui lui avait causé tant de difficultés à son arrivée). Mais cette fois, j’ai tenu bon. Je savais que j’étais prêt. J’avais hâte que la saison commence. »

« Tout mon monde s’est effondré »

En octobre 2014, alors que Pascal s’apprêtait à débuter sa saison avec les Aggies, la nouvelle tomba : son père venait de décéder dans un accident de la route. Cette effroyable nouvelle le terrassa. Siakam n’avait qu’une seule idée en tête, rentrer chez lui pour être aux côtés de ceux qu’il aimait. Malgré l’infinie tristesse du clan Siakam, sa mère l’en dissuada. Il devait rester aux États-Unis pour continuer sa progression.

« J’étais bouleversé, mais après réflexion, j’ai réalisé que ma mère avait raison. Une nouvelle flamme brûlait en moi. Je n’avais plus peur de prouver aux gens qu’ils avaient tort. […]. Je jouerai pour mon père maintenant. Je jouerai pour son rêve d’avoir un fils en NBA. Je voulais le rendre fier en lui offrant ce cadeau. »

Son inscription à la Draft

Alors qu’il n’était pas appelé à avoir un gros temps de jeu, son année freshman à NM State se conclut par une belle récompense individuelle : le titre de meilleur freshman de la Western Athletic Conference. Puis rebelote la saison suivante. Avec des moyennes de 20 points, 11 rebonds et 2 blocks sur l’ensemble de l’année, le sophomore fut élu joueur de l’année de la WAC. Difficile pour le jeune homme de balayer longtemps ses envies de NBA.

« Je ne voulais pas parler de NBA. Je voulais à peine y penser. C’était trop de pression pour moi à l’époque, et je ne voulais pas me porter la poisse. Je devais continuer à travailler mon jeu et laisser les choses arriver. Pourtant dans ma tête, je savais que j’avais une chance d’aller en NBA. »

À la fin de sa 2ème année, la Draft devint sa priorité. Il se devait de tenter sa chance. Siakam se présenta à un nombre incalculable de workout, dont le seul qu’il garda en mémoire était celui passé pour les Raptors.

« Toronto tenait un workout à Buffalo. Lorsque je suis entré dans la salle, j’ai vu Skal Labissière et Jakob Pöltl, qui étaient tous deux très bien classés dans la plupart des mock draft. J’étais excité. J’avais entendu dire qu’ils étaient sympas, mais je devais penser le contraire. […] Je devais dunker sur Skal et bloquer Pöltl. Je devais dominer cet entraînement et montrer aux Raptors que j’étais aussi bon que ces grands noms. »

Malheureusement tout ne se passa pas comme prévu. Alors que Siakam trouvait la motivation nécessaire pour en découdre, un entraîneur des Raptors le stoppa :

« Désolé, Jakob et Skal s’entraînent seuls. Tu t’entraîneras avec un autre groupe. »

La déception du jeune Pascal laissa place à une motivation décuplée. Le Camerounais mit une telle énergie ce jour-là, qu’il effectua peut-être son meilleur workout.

L’attente de la Draft

Alors qu’il pensait obtenir des réponses sur sa capacité à intégrer la grande ligue, Siakam était plus confus que jamais après cette période intense de workout. Personne n’avait pu lui apporter la moindre certitude.

« Autour du 20e pick. »

« Au deuxième tour »

« Que dirais-tu d’aller en Europe pendant un an ? »

« Tu devrais retourner à l’université. »

Le prospect africain eu le droit à tous les sons de cloche.  Le pari était très risqué, mais Siakam était déterminé. Il avait sa chance et maintint son nom à la Draft 2016.

De passage à Orlando où il avait décidé de passer un dernier entraînement avec le Magic, il décida de rester dans la ville de Mickey pour suivre la Draft à la télé avec sa famille.

« Aux alentours du 20e picks, j’ai commencé à devenir de plus en plus anxieux. Mon inscription à la Draft était peut-être une énorme erreur. Puis, quand le 27e choix a été annoncé, et que j’ai entendu Adam Silver m’appeler, tout le monde autour de moi explosa de joie. J’allais à Toronto. »

Le choix de son numéro

Pourquoi Pascal Siakam a-t-il choisi de porter le n°43 ? Si vous vous poser cette question, le joueur de Toronto en donne la raison (à demi-mot) à l’extrême fin de son magnifique témoignage. Un choix doté d’une vraie signification personnelle qui montre toute l’importance de sa famille pour le joueur.

« Maintenant, je suis rookie en NBA. C’est surréaliste d’avoir la chance de porter le maillot des Raptors […]. J’ai lancé ma propre petite routine. Chaque fois que j’entre en jeu, je touche le chiffre 4 sur mon maillot quatre fois pour mon père et mes trois frères, puis je touche le chiffre 3 trois fois pour ma mère et mes deux sœurs. Je fais le signe de croix pour Dieu et je montre le ciel. »

On ne pourrait que vous conseiller la lecture intégrale de cet excellent article en VO.

10 choses à savoir sur Patrick Beverley

Patrick Beverley s’illustre actuellement dans la série qui oppose les Clippers face aux Warriors lors du 1er tour des Playoffs 2019. Alors qu’on nous annonçait une série déséquilibrée entre le 1er et les derniers de la Conférence Ouest, les Clippers montrent qu’ils ont du cœur. Le match up entre Berveley et Durant est peut-être la clé de la série. Cette mise en lumière est idéale pour nous pencher sur l’histoire du chien de garde des angelenos. Voici 10 choses à savoir sur Patrick Beverley.

Héros d’un documentaire

En 1994, sortait le remarquable documentaire Dreams Hoop de Steve James II qui retraçait l’histoire vraie de deux jeunes basketteurs de Chicago, Arthur Agee et William Gates. En 2007, Hoop Reality de Lee Davis, la suite du premier documentaire, revient sur l’histoire d’Arthur Agee et son équipe de High School, désormais menée par un certain… Patrick Beverley.

Ses cartons offensifs en High School

Cela peut sembler étrange quand on connait le profil défensif et âpre du joueur, mais Patrick Beverley était un sacré scoreur en High School. Lors de son année senior à John Marshall HS, il comptabilisait même la plus forte moyenne de points de l’Etat avec 33,7 pts par match.

Convoité par de grandes universités

Avec des statistiques aussi flatteuses, Beverley n’est forcément pas passé inaperçu. En 2006, à sa sortie du lycée, les universités se bousculèrent pour l’avoir, dont Wake Forrest qui a vu passer notamment Tim Duncan et Chris Paul, pour ne citer qu’eux. Patrick opta finalement pour l’Université de l’Arkansas et ses Razorbacks (Après avoir hésité avec l’Université du Michigan).

Son arrivée aux Razorbacks

Patrick Beverley devint rapidement le leader de cette équipe qui avait retrouvé le succès l’année précédant son arrivée. Arkansas était alors menée par Ronnie Brewer, qui décida de faire le grand saut en NBA en 2006 (Drafté en 14e position). Le vide laissé par Brewer fut profitable à Beverley qui eut la voie libre pour s’imposer.

Si loin du titre universitaire

Au cours de ses deux années en Arkansas, Beverley n’a jamais eu l’occasion de se battre pour le titre universitaire malgré de bons résultats durant la saison. Sorti au 1er tour face à la fac d’USC de Taj Gibson et Nick Young lors de sa 1ère année, Beverley n’a jamais fait mieux qu’un second tour. C’est face aux solides Tar Heels de Ty Lawson, Danny Green et Tyler Hansbrough qu’il termina son aventure universitaire.

Sa suspension

Alors qu’il souhaitait revenir pour une 3ème année de fac, Patrick Beverley n’a jamais eu l’occasion de disputer son année junior. La raison ? Une erreur de jeunesse. Le joueur fut suspendu pour tricherie. Il admit plus tard qu’un autre étudiant avait rédigé un devoir à sa place. La décision est brutale, l’avenir de Beverley doit s’inscrire loin des bancs de l’école.

Sa pige en Europe

Afin de poursuivre sa progression en vue de la Draft 2009, Beverley choisit de rejoindre l’Europe. Il atterrit en Ukraine, dans l’équipe de Dnipro Dnipropetrovsk où officie le coach Bob Donewald Jr, ancien assistant aux Hornets et aux Cavaliers.  

Sa Draft

Sélectionné en 42e position par les Los Angeles Lakers, loin derrière Blake Griffin (1er), James Harden (3ème) et Stephen Curry (7ème), mais devant Danny Green (46ème) et Patty Mills (55ème), Patrick Beverley n’a pas l’occasion de découvrir les parquets NBA. Envoyé dans la foulée au Miami Heat, il atterrit finalement en Grèce, à l’Olympiacos où il évolua aux côtés de deux anciens NBAers Josh Childress et Linas Kleiza. Après une année passée dans Le Pirée, Beverley choisit de rejoindre le Spartak de Saint-Pétersbourg.

Son retour aux États-Unis

En janvier 2013, les Houston Rockets rachetèrent le contrat qui le liait avec le club russe jusqu’en 2014. Après quelques matchs passés en D-League, Beverley goûta enfin à son 1er match NBA. Petit à petit, le natif de Chicago s’imposa dans le Texas comme un joueur teigneux et ultra défensif. Un profil qui manquait cruellement aux Rockets.

Son transfert aux Clippers

À l’intersaison 2017, avec entre autres Lou Williams et Montrezl Harrell, Beverley est envoyé aux Clippers dans le cadre de l’échange de Chris Paul. Huit ans après sa sélection par les Lakers, Patrick Beverley a enfin l’opportunité de découvrir le soleil californien, mais dans l’autre équipe de la Cité des Anges. La boucle est « presque » bouclée.

Si vous avez encore soif de connaissance sur Patrick Beverley, nous vous conseillons la lecture de l’article Patrick Beverley’s Journey to the NBA.

Slogans des Playoffs NBA 2019

Avec l’arrivée des Playoffs, on a coutume de dire que la « vraie » saison débute. Les équipes se battent toute l’année pour faire partie du bon côté du classement. Une qualification en post-season n’est pas pour autant une fin en soi. Point de départ pour entrer dans l’histoire, les Playoffs se préparent sur et en-dehors des parquets. Marketing oblige, aujourd’hui chaque équipe possède son slogan que les fans peuvent arborer sur leur t-shirt et scander lors des moments chauds pour soutenir leur Team.

Cri de guerre pour motiver (ou remotiver) les troupes, les franchises font preuve de créativité pour trouver LA formule qui fera mouche.

Petit tour d’horizon des slogans des 16 équipes qualifiées pour les Playoffs NBA 2019.

Conférence Est

Milwaukee Bucks – « Fear the Deer »

Toronto Raptors – « We the North »

Philadelphia Sixers – « Phila Unite »

Boston Celtics – « Rise Together »

Indiana Pacers – « Gold don’t Quit »

Brooklyn Nets – « From the Grind Up »

Orlando Magic – « Blue and White Ignite »

Detroit Pistons – « It Starts Here »

Conférence Ouest

Golden State Warriors – « Strength in Numbers »

Denver Nuggets – « Elevate »

Portland Trail Blazers – « RIP City »

Houston Rockets – « Run as One »

Utah Jazz – « Take Note »

Oklahoma City Thunder – « Thunder Up »

San Antonio Spurs – « Go Spurs Go »

Los Angeles Clippers – « Our Way. »

Pour ceux qui seraient tentés de comparer les slogans actuels avec ceux des précédentes campagnes, le blog The Dream Shake a recensé ceux des Playoffs 2017.

Notre précédent article : 10 choses à savoir sur Patrick Beverley

Qu’est-ce que le Jurassic Park de Toronto ?

L’arrivée des Playoffs NBA est accueillie chaque année avec enthousiasme chez les supporters des Toronto Raptors. Toute la ville se met aux couleurs de l’équipe. La Scotiabank Arena n’est plus assez grande pour digérer la quantité de fans. Les abords du stade se transforment et deviennent un lieu unique en NBA : bienvenue au Jurassic Park !

Il existe bien un Jurassic Park dans ce bas monde, et il se trouve à Toronto. Et contrairement au film de l’ami Spielberg, celui-ci est bien réel.

Mais que se cache-t-il derrière ce terme pour le moins vendeur ?

Jurassic Park désigne le surnom de la fan zone située sur Maple Leaf Square, la place attenante à la Scotiabank Arena, l’antre des Raptors. Durant la période des Playoffs, la place est le point central des supporters des Raptors et accueille des milliers de fans chaque soir de match, que la rencontre ait lieu à domicile ou à l’extérieur.

La place Maple Leaf Square, d’ordinaire si froide nichée au milieu des buildings du centre-ville, revêt alors ses habits de fête et se munit d’un énorme écran diffusant les matchs en direct.

Malgré ce nom qui donne l’impression d’avoir toujours été là, l’histoire de Jurassic Park est toute récente.

Il faut remonter aux Playoffs 2014. Cette année-là, les Raptors bouclent une surprenante saison en finissant à la 3ème place de la conférence Est et retrouvent le goût des séries éliminatoires après une période de disette de 6 saisons. La ferveur des supporters est si forte que le Air Canada Centre n’est pas assez grand pour accueillir tout le monde. Les fans se réunissent alors en masse devant la salle, sur Maple Leaf Square. Devant cet élan populaire, les médias et les fans eux-mêmes renomment la place, Jurassic Park. Un surnom affectif qui fait directement référence, vous l’aurez compris, au célèbre film d’où est tiré d’ailleurs le nom de l’équipe.

Malgré la défaite face aux Brooklyn Nets au 1er Tour en 2014 et le sweep la saison suivante contre les Wizards, les fans n’ont cessé d’occuper Jurassic Park au fil des différentes campagnes de PO.

Cette place fait désormais partie de l’Histoire des Raptors et donne lieu chaque année à des scènes cocasses. On se rappelle de l’épisode du « Fuck Brooklyn ! » de Masai Ujiri lors de la série contre les Nets, ou plus récemment, de l’interview surnaturelle de Drake après le Game 5 des finales de conférence 2019 qui prédisait la qualification les Raptors en finales NBA. Quel visionnaire !

Avec la première apparition des Toronto Raptors en finales NBA, nul doute que cette place nous réserve encore bien des surprises. À commencer par ce magnifique Raptor plus vrai que nature…

Et comme on dit là-bas, LET’S GO RAPTORS !

Article précédent : Pourquoi Giannis Antetokounmpo porte-t-il le n°34 ?

Quelle équipe a gagné le plus de titres NBA ?

Le basket est un sport de statistiques. Sur un parquet, tout est quantifiable. Points, rebonds, passes, contres, interceptions, pourcentages aux tirs, minutes, etc. Les moindres faits et gestes des joueurs sont passés au crible. Mais les plus grands compétiteurs sont unanimes, une seule stat’ est réellement importante. Une seule vous fait passer à la postérité : les titres ! Quelle place auraient les Bulls ou les Spurs sans leurs beaux trophées Larry O’Brien? Quelle franchise NBA est la plus victorieuse de l’Histoire ? Vous saurez tout en un coup d’œil grâce à cette infographie !
Les Milwaukee Bucks remportent le titre NBA 2021, 50 ans après leur premier sacre.

Ce qu’il faut retenir :

1

Avec 17 trophées chacune, les Boston Celtics et les Los Angeles Lakers sont les deux franchises NBA les plus titrées de l’Histoire. En remportant son 17e lors de la saison 2019/2020 dans la bulle d’Orlando, les Lakers ont rattrapé la Maison Verte au classement des équipes les plus victorieuses. Avec 6 finales gagnées, les Chicago Bulls et les Golden State Warriors complètent le podium.

2

Les Boston Celtics est la seule équipe NBA à avoir remporté plus de 3 titres d’affilée. De 1959 à 1966, les C’s ont enchaîné 8 titres de suite. Gagner 11 finales en 13 ans, ça aide un peu !

3

Gagner un titre, c’est bien ! Mais en gagner 2 (Back-to-Back) ou 3 (Three-Peat) de suite, c’est mieux ! Les Lakers l’ont parfaitement compris. Au cours de leur histoire, les Purple and Gold ont enregistré 3 Back-to-Back et 2 Three-Peat. Personne n’a fait mieux, cela va sans dire ! Si, les Celtics avec leurs 8 titres de suite, mais là, c’est une autre histoire.

4

Exceptés les Celtics et leurs fameux 8 titres, seuls les Lakers et les Bulls sont réalisé des Three-Peat. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de dynasties.

5

Les Lakers, les Warriors, les Pistons, les Rockets et le Heat sont les 5 Teams NBA à avoir accompli des Back-to-Back. Les Celtics, quant à eux, ont poussé le concept en réalisant l’équivalent de 4 Back-to-Back de suite.

6

Patrick McCaw ou l’art de se trouver au bon endroit, au bon moment. Drafté en 2016 par les Warriors, le joueur remporte deux titres pour ses deux premières saisons dans la ligue. En 2019, après un court passage aux Cleveland Cavaliers, McCaw atterrit aux Raptors et réalise donc son « Three-Peat ». Robert Horry a trouvé son digne successeur.

7

Sur leurs 17 titres, les Lakers en ont gagné 5 lorsque la franchise était encore localisée à Minneapolis.

8

Les Warriors ont gagné deux titres lorsqu’ils étaient domiciliés à Philadelphie.

9

Le titre des Sacramento Kings a été acquis lorsque l’équipe se nommait les Rochester Royals.

10

Les 76ers ont remporté un championnat sous le nom des Syracuse Nationals.

11

Le Thunder a remporté son titre en 1979 lorsque la franchise jouait à Seattle.

12

Les Wizards ont gagné leur unique titre en 1978 sous le nom des Washington Bullets.

13

Les Toronto Raptors est la première équipe non-américaine à remporter un titre NBA. En même temps, elle est aussi aujourd’hui la seule Team non-américaine du championnat.

14

Les Hawks ont gagné leur titre lorsqu’ils jouaient à Saint-Louis.

15

Les Baltimore Bullets ont gagné un titre en 1948. Mais n’existent plus aujourd’hui. RIP !

16

En 2016, en plus de gagner leur premier titre aux forceps lors d’un Game 7 haletant (4-3), les Cavaliers sont rentrés dans l’Histoire en étant la première équipe NBA a remonter un déficit de 3-1.  


Quelle équipe NBA a été le plus en finales ?

Viser le titre est l’objectif de toute équipe NBA sérieuse en début de saison. Mais pour soulever le graal tant désiré, il faut parvenir à se hisser jusqu’en finales, et ça, ça relève déjà de l’exploit. Quelle franchise compte le plus de participations en finales NBA ? Si vous vous posez la question, cette infographie vous aidera à y voir plus clair.
Source : Le Basketographe

Ce qu’il faut retenir :

1. Au rang des franchises les plus titrées de l’Histoire de la NBA, on retrouve encore une fois les Boston Celtics et les Los Angeles Lakers sur les deux plus hautes marches du podium. Logique, pour gagner un titre, il faut aller en finales ! Mais s’il n’aura fallu que 21 apparitions en finales pour que Boston décroche ses 17 bagues, les Lakers auront été moins efficaces. En 32 participations en finales, L.A. aura chuté 15 fois. Aucune autre équipe n’a perdu autant en finales.

2. Avec 6 défaites en finales, les New York Knicks et les Philadelphia Sixers complètent le podium des équipes qui ont le plus perdu de finales NBA.

3. Les Lakers et les Celtics sont les deux équipes qui se sont le plus affrontées en finales. Avec 12 confrontations, la maison verte a dominé largement les débats en comptabilisant 9 victoires.

4. Parler des déboires des Lakers en finales NBA sans évoquer Elgin Baylor serait une faute de goût. Cet allier gracieux possède le triste record du plus grand nombre de finales perdues pour un joueur. Ce looser magnifique s’est cassé les dents à 8 reprises, dont 7 face aux Celtics. Et pour couronner le tout, alors qu’il est contraint de prendre sa retraite lors de la saison 1971-1972 après seulement 9 petits matchs, diminué par des blessures, les Lakers remportent finalement le titre cette année-là. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas !

5. De 2015 à 2019, avec 5 participations de suite, les Golden State Warriors sont devenus la seule équipe, avec les Celtics des années 60, à réaliser cette performance. De 1957 à 1966, les C’s, eux, participèrent à 10 finales de rang.

6. Et bien sûr, qui dit finales de suite, dit LeBron James. Le GOAT bis a participé à 8 finales de suite, entre 2011 et 2018 (10 apparitions en finales en tout). Il fait mieux que 29 équipes NBA. Même chez les Celtics, ils ne sont pas nombreux à pouvoir se vanter d’une telle prestation. Parmi la génération dorée des C’s, seuls Bill Russell et Sam Jones, Tom Heinsohn, K.C. Jones et Frank Ramsey ont accompli une telle performance. Historique !

7. Seules 6 équipes n’ont jamais disputé les moindres finales NBA : les Los Angeles Clippers, les Denver Nuggets, les New Orleans Pelicans, les Minnesota Timberwolves et les Memphis Grizzlies. Après le sacre des Toronto Raptors en 2019, les Charlotte Hornets demeurent désormais la seule franchise de la Conférence Est à ne compter aucune participation aux finales.  

8. Lors des Playoffs 2020, LeBron James se qualifie pour ses 10e finales NBA en carrière. Contrairement à Bill Russell et Sam Jones, James a la particularité d’avoir été en finales avec 3 équipes différentes (Cleveland Cavaliers, Miami Heat et Los Angeles Lakers). Avec ses 10 apparitions en finales, LBJ fait mieux que 27 des 30 franchises.


Origine du nom des 30 équipes NBA

Pourquoi la franchise d’Atlanta a-t-elle choisi un volatile comme nom ? Est-ce qu’il y a beaucoup de grizzlies dans le Tennesee ? Quel est le rapport entre le jazz et les mormons ? Voici quelques unes des questions plus ou moins cocasses qu’un fan de NBA s’est forcément posé à un moment.

Parce qu’un nom n’est jamais choisi au hasard, découvrez l’histoire qui se cache derrière chaque équipe NBA des Conférences Est et Ouest.

Atlanta Hawks

Pourquoi la franchise d’Atlanta s’appelle-t-elle les Hawks ?

Le nom des Hawks fait référence au chef amérindien Black Hawk, personnage historique s’étant illustré par son courage. Fondée en 1946 à Buffalo, la franchise déménage rapidement en Illinois où elle prend le nom de Tri-Cities Blackhawks. L’équipe est alors partagée entre trois villes : Moline, Rock Island et Davenport. Intégrant la NBA en 1949, l’équipe déménage à Milwaukee en 1951, où elle raccourcit son nom en Hawks. L’équipe déménage à Saint-Louis en 1955 pour s’établir finalement à Atlanta en 1968.

Boston Celtics

Pourquoi la franchise de Boston s’appelle-t-elle les Celtics ?

Le nom des Celtics fait référence à la culture celte des nombreux ressortissants irlandais que compte Boston ainsi qu’aux New York Celtics, une équipe de basket-ball très populaire créée à Brooklyn durant la Première Guerre Mondiale. Alors que d’autres noms circulaient, comme Whirlwinds, Olympics ou Unicors, le fondateur de l’équipe, Walter Brown, choisit le nom des Celtics pensant que celui-ci correspondrait le mieux à l’identité de la ville.

Brooklyn Nets

Pourquoi la franchise de Brooklyn s’appelle-t-elle les Nets ?

Initialement nommée les New York Americans à sa création en 1967, la franchise localisée dans le New Jersey prend le nom des Nets après son déménagement à Long Island en 1968. Ce nom fait référence à deux autres équipes professionnelles domiciliées à New York : les Jets (Football américain) et les Mets (Baseball). En 1977, les Nets s’établissent à nouveau dans le New Jersey. La franchise prend le nom de Brooklyn Nets après son déménagement dans le plus iconique borough new-yorkais en 2012.  

Charlotte Hornets

Pourquoi la franchise de Charlotte s’appelle-t-elle les Hornets ?

Le nom des Hornets fait référence à deux équipes NBA distinctes. L’équipe « originale » des Charlotte Hornets fut créée en 1989 lors de l’expansion de la ligue. Le nom des Hornets fut choisi par les habitants de la ville lors d’un concours public. Ce nom trouve ses origines dans l’histoire de Charlotte. Lors de la Révolution américaine, la ville qui s’opposa farouchement à l’occupation britannique fut qualifiée de « nid de frelons ». L’équipe quitta Charlotte pour New Orleans en 2002. Afin de correspondre davantage à l’identité de la Louisiane, les dirigeants de la franchise décidèrent d’abandonner le nom des Hornets en 2013 pour celui des Pelicans.

Suite au déménagement des Hornets en 2002, Charlotte accueillit une seconde franchise NBA : les Bobcats. Le propriétaire, Robert L. Johnson qui est surnommé « a cat named Bob » est à l’origine du nom de cette nouvelle équipe. Lorsque le nom des Hornets est à nouveau disponible en 2013, Michael Jordan, l’actuel propriétaire, le récupéra, renouant ainsi avec le passé de la précédente équipe de Charlotte.

Chicago Bulls

Pourquoi la franchise de Chicago s’appelle-t-elle les Bulls ?

L’origine du nom des Bulls est indissociable de la personnalité du premier manager de la franchise, Dick Klein. En charge de trouver un nom percutant pour la nouvelle équipe de Chicago, Klein penchait pour un nom en lien avec la culture de la viande, industrie phare de la ville à cette époque. Alors que son choix portait sur les noms de Matadors ou Toreadors, la légende fait référence à un échange qu’aurait eu Klein avec l’un de ses fils, qualifiant ces propositions de « tas de conneries » soit « a bunch of bull » en VO. Ce à quoi aurait répliqué Klein : « C’est ça, on les appellera les Bulls ! ». Ce nom d’une syllabe, évoquant la puissance de l’animal, cochait alors toutes les cases.

Cleveland Cavaliers

Pourquoi la franchise de Cleveland s’appelle-t-elle les Cavaliers ?

Le nom des Cavaliers trouve son origine dans le résultat d’un sondage mené par le quotidien The Plain Dealer en 1970. Évoquant « un groupe d’hommes courageux prêts à se battre jusqu’au bout sans se rendre », les valeurs qui transpirent de ce terme peut facilement se transposer pour une équipe sportive. Et c’est ce qui explique que ce nom ait été choisi par les fans. Jays, Towers, Foresters et Presidents étaient les autres noms finalistes du suffrage. Si Presidents peut faire sourire, il fait référence aux sept présidents des États-Unis nés en Ohio.

Detroit Pistons

Pourquoi la franchise de Détroit s’appelle-t-elle les Pistons ?

Alors que le nom des Pistons semble faire, en toute logique, allusion à l’industrie automobile présente à Détroit, l’origine de celui-ci n’a en réalité aucun rapport avec la ville. L’équipe est fondée en 1941 sous le nom des Fort Wayne Zollner Pistons. Son propriétaire Fred Zollner, à la tête d’une entreprise fabriquant des pièces pour l’industrie automobile, opte pour le nom des Pistons car il fait directement référence à son activité professionnelle. Une excellente publicité en soi ! Ce n’est qu’en 1957, que la franchise quitte la petite ville de l’Indiana pour Détroit, un marché plus en adéquation avec ses ambitions.

Indiana Pacers

Pourquoi la franchise d’Indiana s’appelle-t-elle les Pacers ?

Le nom des Pacers trouve son origine dans deux éléments du patrimoine de l’État d’Indiana : les courses hippiques et les courses automobiles. L’Indiana est un État marqué par la culture équestre, dont l’une des spécialités est la course de trot. Dans la langue de Shakespeare, les chevaux trotteurs sont appelés « pacers », qui vient de « To Pace » qui signifie « trotter ». De même, l’Indiana voue un véritable culte au sport automobile. Les 500 Miles d’Indianapolis est une course très populaire et fait partie des grands rendez-vous sportifs de l’année. Les voitures de sécurité présentent sur un circuit sont dénommées les « pace cars ».

Miami Heat

Pourquoi la franchise de Miami s’appelle-t-elle le Heat ?

Le nom du Heat a été retenu par les propriétaires de la franchise de Miami en octobre 1986, parmi plus de 20 000 propositions. Ce nom fait allusion au climat chaud de la Floride. Autres noms soumis au vote : Tornadoes, Barracudas, Sharks, Beaches. Mention spéciale pour ce dernier nom qui aurait donné des idées aux détracteurs de l’équipe avides de jeux de mots douteux.  

Milwaukee Bucks

Pourquoi la franchise de Milwaukee s’appelle-t-elle les Bucks ?

Le nom des Bucks fait référence à la tradition de chasse qui imprègne tout l’État du Wisconsin.

Comme de nombreuses franchises qui doivent choisir un nom, Milwaukee a choisi d’avoir recours au vote des fans, dont le nom de « Robins » sortit gagnant. Rien de fou jusqu’à présent. Mais là où ça devient intéressant, c’est que mécontente du résultat, la franchise du Wisconsin a décidé d’annuler purement et simplement le vote. Les représentants de l’équipe optèrent alors pour le nom des Bucks, selon eux, plus local et percutant.

New York Knicks

Pourquoi la franchise de New York s’appelle-t-elle les Knicks ?

Knicks est le diminutif du terme « Knickerbockers » désignant le pantalon des colons hollandais du Nouveau Monde au 17ème siècle. Quel est le rapport entre ce pantalon et New York ? Eh bien, les Hollandais qui conquirent la ville en 1624, la développèrent sous le nom de Nouvelle-Amsterdam pendant près de 40 ans. D’où une forte présence de Néerlandais à cette époque. Le nom de l’équipe de Big Apple rappelle donc le passé lointain de New York. Une légende raconte que Ned Irish, le fondateur de la franchise, aurait choisi le nom des Knicks en tirant au sort le nom d’un chapeau.   

Orlando Magic

Pourquoi la franchise d’Orlando s’appelle-t-elle le Magic ?

Le nom du Magic est un clin d’œil au parc d’attractions Disney World présent à Orlando. Alors que les noms Juice, Magic, Heat et Tropics sont les quatre finalistes du vote public organisé par le quotidien The Orlando Sentinel, les représentants de la future franchise optèrent pour le nom du Magic afin de coller davantage à l’image de la ville. L’histoire veut que la fille de Pat Williams, l’une des personnes en charge de monter l’équipe, aurait qualifier la ville d’Orlando comme un « endroit magique ». Ce qui aurait laissé une forte impression à Williams et pesé lors du choix final.

Le nom de « Challengers » avait également eu la faveur des fans, mais celui-ci fut écarté en raison de son lien direct avec une tragédie qui causa la mort de sept personnes. En effet, ce nom fait allusion à la navette spatiale qui se désintégra en 1986 au-dessus de la Floride après seulement 73 secondes de vol.

Philadelphia 76ers

Pourquoi la franchise de Philadelphie s’appelle-t-elle les Sixers ?

Alors que la franchise existe depuis plusieurs décennies sous le nom de Syracuse Nationals, les dirigeants décident de la délocaliser à Philadelphie en 1963. L’équipe prend alors le nom des 76ers (ou Sixers) en référence à la signature de la Déclaration d’indépendance des États-Unis qui a eu lieu au sein de la ville de l’amour fraternel le 4 juillet 1776.

Toronto Raptors

Pourquoi la franchise de Toronto s’appelle-t-elle les Raptors ?

Le choix d’un nom ne tient finalement à pas grand-chose. Celui des Raptors est lié au succès commercial d’un film. En 1994, alors que les dirigeants de la future franchise de Toronto sont en pleine réflexion sur l’identité de l’équipe, ils décident de mener une grande campagne marketing. Il s’en suit un vote national visant à dresser une liste de noms potentiels. Le nom des raptors, que le film Jurassic Park a popularisé l’année précédente, l’emporte facilement face aux autres finalistes que sont, les Bobcats ou les Dragons.  

Washington Wizards

Pourquoi la franchise de Washington s’appelle-t-elle les Wizards ?

Fondée en 1961 en Illinois, la franchise débuta son histoire sous le nom des Chicago Packers. Après plusieurs changements de noms et de villes, l’équipe s’établit dans la Capitale américaine en 1973 et évolua sous le nom des Washington Bullets. Dans les années 90, le propriétaire manifesta plusieurs fois le souhait de changer le nom de son équipe, trouvant que « Bullets » avait une connotation trop négative.

En 1996, le dirigeant entreprit les démarches en vue de l’adoption d’un nouveau nom. Celui des Wizards fut choisi à la suite d’un concours publique. Faisant référence à un être omnipotent et sage, ce terme collait davantage à l’image que souhaitait donner le propriétaire à sa franchise.

Dallas Mavericks

Pourquoi la franchise de Dallas s’appelle-t-elle les Mavs ?

Le nom des Mavericks fait référence à la série télévisée du même nom diffusée dans les années 50 et 60. Elle racontait les péripéties de joueurs de poker qui voyagent à travers le Far West.

Ce nom a été choisi par le propriétaire Donald Carter à la suite d’un concours public organisé par une radio de Dallas. Évoquant « le style indépendant et flamboyant des gens de Dallas », « Mavericks » a été préféré à « Wranglers » et « Express ».

Petit clin d’œil amusant, ce nom a été soumis par 41 personnes. Ce détail plaira au grand Dirk.

Denver Nuggets

Pourquoi la franchise de Denver s’appelle-t-elle les Nuggets ?

Le nom « Nuggets » fait référence à la ruée vers l’or dans le Colorado au 19ème siècle où des milliers de personnes partirent en quête de pépites d’or et d’argent (Nuggets en VO). Il fait également allusion à une ancienne équipe NBA du même nom.

L’équipe débuta son histoire en ABA sous le nom des Denver Rockets mais dû le changer à son arrivée en NBA en 1974, « Rockets » étant déjà pris par la franchise de Houston.

« Nuggets » fut choisi à la suite d’un concours publique.

Saviez-vous pourquoi Denver est surnommé Mile High City ?

Golden State Warriors

Pourquoi la franchise de Golden State s’appelle-t-elle les Warriors ?

Fondée en 1946 à Philadelphie la franchise prend le nom des Warriors en hommage à l’ancienne équipe de basketball de la ville.

La franchise est renommée les San Francisco Warriors à son arrivée en 1962 à Frisco. En 1971, lorsqu’elle s’établit à Oakland, l’équipe opte pour le nom des Golden State Warriors, en référence au surnom populaire de la Californie, plus fédérateur pour les dirigeants. L’équipe conserve son nom lors de son retour à San Francisco en 2019.

Saviez-vous pourquoi les Warriors sont surnommés les Dubs ?

Houston Rockets

Pourquoi la franchise de Houston s’appelle-t-elle les Rockets ?

La ville texane accueillant un centre de la NASA, le lien entre le nom « Rockets » et Houston semble assez évident. Pourtant l’origine de ce choix se trouve en réalité du côté de la Californie.

La franchise fut créée en 1967 à San Diego. « Rockets » qui est choisi à la suite d’un concours publique fait référence au surnom de la ville californienne « City in motion » et à l’industrie aérospatiale qui y est présente.

Lorsque la franchise déménage à Houston en 1971, le nom qui colle parfaitement à l’identité de la cité texane, est conservé.

Los Angeles Clippers

Pourquoi la franchise de Los Angeles s’appelle-t-elle les Clippers ?

Créée en 1970 sous le nom des Buffalo Braves, la franchise déménagea à San Diego en 1978. Dans un souci de refléter l’identité de la cité californienne, les propriétaires optèrent pour le nom des Clippers en référence à un type de bateau très répandu au 19ème siècle. L’équipe conserva son nom lors de son déménagement à Los Angeles en 1984.

Los Angeles Lakers

Pourquoi la franchise de Los Angeles s’appelle-t-elle les Lakers ?

Avec son style très « Showtime », on a du mal à dissocier les Lakers des strass et paillettes de Los Angeles. Et pourtant, la franchise trouve ses origines loin de la Californie, dans le Michigan, où elle fut fondée en 1946 sous le nom des Détroit Gems. Elle déménagea dès la saison suivante à Minneapolis. Les dirigeants, qui souhaitaient un nom avec une consonance locale, optèrent pour « Lakers », littéralement les « habitants des lacs », en référence au surnom de l’État du Minnesota, « The Land of 10.000 Lakes ». Lors de sa relocalisation à L.A. en 1960, l’équipe conserva son nom en raison de son passé glorieux (5 titres) à Minneapolis.

Memphis Grizzlies

Pourquoi la franchise de Memphis s’appelle-t-elle les Grizzlies ?

De toutes les équipes NBA, le cas des Grizzlies est peut-être celui qui fait le plus sourire. Et pour cause, il n’y pas plus de grizzlis à Memphis qu’il n’y en a dans la Creuse. Et les seuls qu’on peut apercevoir dans le Tennesee se trouvent sur un parquet.

La franchise vit le jour à Vancouver en 1995. Alors que les propriétaires envisageaient de nommer l’équipe les Mounties, ils durent finalement y renoncer. La faute à une opposition ferme de la Police Montée Canadienne. Suite à un concours publique, le choix se porta alors sur les Grizzlies, dont la référence locale ne fait aucun doute. La Colombie-Britannique comptant en effet des milliers de spécimens de l’espèce.

Lorsque l’équipe déménagea à Memphis, à l’issue de la saison 2001, les propriétaires demandèrent l’avis des fans qui refusèrent un changement de nom. Celui des Grizzlies étant parfaitement adopté.

Autre fait amusant, FedEx offrit la somme de 100 millions de dollars pour le changement du nom de la franchise en « Memphis Express » mais la NBA rejeta la proposition.

Minnesota Timberwolves

Pourquoi la franchise de Minnesota s’appelle-t-elle les Timberwolves ?

Le nom des Timberwolves fait référence à l’espèce animale présente dans l’État du Minnesota. Le nom l’emporta en finale face à « Polars ». Alors que le nom « Blizzards » était le plus populaire à l’issue des soumissions publiques, les représentants décidèrent de l’abandonner car il n’évoquait pas assez l’identité de l’État du Minnesota.

New Orleans Pelicans

Pourquoi la franchise de New Orleans s’appelle-t-elle les Pelicans ?

Fondée à Charlotte sous le nom des Hornets, la franchise conserva son surnom pendant plus de 10 ans d’existence en Louisiane. En 2012, après le rachat de l’équipe, Tom Benson, le nouveau propriétaire manifesta sa volonté d’avoir un nom plus en adéquation avec la cité. Si « Krewe » et « Brass » ont été envisagés, désignant respectivement les confréries qui organisent un défilé lors du Carnaval de Mardi Gras et les instruments de musique en cuivre, « Pelicans » remporta finalement les débats. La Louisiane étant l’un des lieux de reproduction du volatile.

Oklahoma City Thunder

Pourquoi la franchise d’Oklahoma City s’appelle-t-elle le Thunder ?

Après plus de 40 ans d’existence à Seattle en tant que SuperSonics, la franchise déménagea en 2008 à Oklahoma City. Le nom des Sonics avait été choisi suite à un concours en référence à la société Boeing fortement implantée dans la région de Seattle.

Après sa relocalisation, la franchise prit le nom du Thunder à la suite d’un vote publique. « Renegades », « Twisters » et « Barons » étaient également dans la course mais ne sont pas parvenus à s’imposer dans le cœur de fans.   

Phoenix Suns

Pourquoi la franchise de Phoenix s’appelle-t-elle les Suns ?

Le nom « Suns » a été choisi à la suite d’un concours publique accompagnant la création de la franchise en 1968. Jerry Colangelo, le premier General Manager de l’équipe, le préféra à certains autres noms comme « Scorpions », « Rattlers » ou encore « Thunderbirds ». Le concours, très populaire, enregistra près de 28 000 soumissions. « Dudes », « White Wing Doves », « Sun Lovers » ou encore « Poobahs » comptèrent parmi les propositions les plus farfelues.   

Portland Trail Blazers

Pourquoi la franchise de Portland s’appelle-t-elle les Trail Blazers ?

« Trail Blazers » est une expression signifiant « pionniers » et fait référence à la conquête vers l’Ouest en Oregon et à ses premiers habitants. Pour autant, malgré son avantage historique certain, ce terme ne fut pas le premier choix. Le concours organisé à la suite de la création de la franchise en 1970 donnait l’avantage au nom « Pionners ». Malgré sa popularité, celui-ci dû être écarté. Ce nom était déjà utilisé pour l’équipe de football de l’Université Lewis & Clark à Portland.

Saviez-vous pourquoi les Blazers sont surnommés Rip City ?

Sacramento Kings

Pourquoi la franchise de Sacramento s’appelle-t-elle les Kings ?

La franchise localisée actuellement dans la capitale californienne vit le jour dans l’État de New York en 1945, sous le nom des Rochester Royals.

Délocalisée à plusieurs reprises, l’équipe conserva son nom à Cincinnati mais fut renommée à son arrivée à Kansas City en 1972. Le nom « Kings » fut choisi à la suite d’un concours publique. La franchise continua sa route vers l’ouest et arriva à Sacramento en 1985 où elle conserva son nom. En 2013, les Kings sont passés tout proche d’un énième déménagement. Si la proposition de Steve Ballmer avait été validée par la NBA, la franchise aurait pris le chemin de Seattle.

San Antonio Spurs

Pourquoi la franchise de San Antonio s’appelle-t-elle les Spurs ?

La franchise vit le jour en 1967 sous le nom de Dallas Chaparrals. Face aux faibles fréquentations des fans les premières années, l’équipe fut renommée le temps d’une saison (1970-1971) les Texas Chaparrals en évoluant également dans deux autres villes du Texas. Face à cette tentative peu concluante, l’équipe se réinstalla exclusivement à Dallas. En 1973, les Chaparrals furent relocalisés à San Antonio suite à leur rachat par un groupe d’investisseurs texans. Un concours publique fut organisé. Si le choix se porta initialement sur « Aztecs », la décision finale s’arrêta sur les « Spurs ». « Aztecs » n’étant pas considéré comme suffisamment original.

Coïncidence ou pas, l’un des principaux investisseurs de la franchise est né dans la petite ville texane de Spur.

Utah Jazz

Pourquoi la franchise de Utah s’appelle-t-elle le Jazz ?

Avec un nom comme ça, difficile de comprendre le lien entre l’État mormon et la musique. Et c’est bien normal. Le nom trouve son origine à la suite d’un concours réalisé en 1974 lorsque la franchise fut créée à … La Nouvelle Orléans. « Jazz » qui fait référence au fameux mouvement musical développé en Louisiane, l’emporta sur « Dukes », « Cajuns », « Deltas », « Knights », « Blues », « Crescents » et « Pilots », les autres finalistes du concours. Lors de son déménagement en 1979 à Salt Lake City, l’équipe conversa son nom. Pouvant se définir comme « une improvisation collective » Jazz est un choix de nom bien poétique pour une équipe.

Pour tout savoir sur les mascottes, rendez-vous sur notre article : Les mascottes en NBA.

Les maillots NBA City Edition 2019/2020

Comme chaque année avant noël, la NBA et la célèbre marque à la virgule dévoilent les nouveaux maillots Nike City Edition. Et comme chaque année, il y a du bon et du moins bon. Qu’on aime ou pas, ces uniformes rendant hommage aux différentes villes américaines, ne laissent personne indifférent.

Cette infographie rassemble les 30 (enfin 29) maillots NBA City Edition de la saison 2019/2020. À vous de juger !

En vrac

Ces maillots City Edition sont un excellent prétexte pour se pencher sur certains aspects méconnus des villes NBA et leur histoire. Tour d’horizon des surnoms mis à l’honneur cette année.

Houston Rockets

Pour honorer la ville de Houston, les Rockets ont choisi d’arborer l’inscription « H-Town« , qui n’est autre qu’un des surnoms les plus populaires de la ville texane.

Brooklyn Nets

Comme l’année dernière, les Nets ont choisi d’honorer la mémoire du célèbre rappeur The Notorious B.I.G. pour leur maillot City Edition. L’inscription « Bed-Stuy » fait référence au quartier de Brooklyn Bedford-Stuyvesant où est originaire le rappeur. On notera également le style graffiti de l’inscription qui est, bien sûr, un clin d’oeil à la culture Hip Hop de la ville. Le diable se cache dans les détails !

Portland Trail Blazers

C’est désormais un grand classique, Portland adore exploiter son surnom de « Rip City« . Né dans les années 70 de la bouche du commentateur Bill Schonely, Rip City est la pierre angulaire de l’image de la franchise.

Milwaukee Bucks

Le surnom « The Cream City » de Milwaukee ne fait pas allusion à l’industrie laitière du Wisconsin, mais à la couleur des briques jaune pâle utilisées dans la construction de nombreux bâtiments, donnant ainsi une teinte crème à la ville.

New Orleans Pelicans

« NOLA » est un surnom de la ville de la Nouvelle-Orléans utilisé par la franchise depuis quelques années maintenant. Malgré la consonance d’un prénom féminin exotique, NOLA est l’acronyme signifiant « New Orleans, LouisianA« .

Sacramento Kings

« Sactown » est un surnom de Sacramento provenant de l’argot et rendu populaire dans la culture Hip Hop.

Detroit Pistons

Qui dit Detroit, dit industrie automobile ! Avec la présence des trois grandes firmes automobiles (Ford, General Motors et Chrysler), Detroit est la capitale de l’automobile américaine. C’est donc tout naturellement que la cité du Michigan a hérité du surnom de « The Motor City » depuis les années 30.

Minnesota Timberwolves

La ville de Minneapolis est indissociable de sa jumelle Saint Paul. Les deux cités sont d’ailleurs tellement proches géographiquement, qu’on les désigne communément sous le nom de Twin Cities. L’inscription « MSP » , pour Minneapolis-Saint Paul, fait donc référence à cette particularité urbaine.

Atlanta Hawks

De tous les maillots, celui d’Atlanta est peut-être celui qui soulève le plus d’interrogations.

Pourquoi la franchise a-t-elle choisi d’inscrire « Peachtree » pour honorer Atlanta ?

Peachtree fait référence à la rue principale d’Atlanta, Peachtree Street, autour de laquelle la ville est construite. Ce nom est tellement populaire à Atlanta, qu’il existe des dizaines de rues avec ce terme. La ville est même surnommée « The Big Peach ».

Mais que viennent faire les pêches à Atlanta ? Pour y trouver un élément de réponse, il faut creuser dans l’histoire de la région. Avant la construction de la cité, une tribu indienne vivait dans un village du nom de Standing Peachtree, ou plutôt Standing Pitchtree. Le village tirait son nom de l’abondance de pins qui s’y trouvait et de la récolte de résine (« pitch » en VO). En prenant possession de la région, les colons auraient donc confondu les deux termes. Tout le battage autour de la pêche à Atlanta et en Géorgie, relèverait donc d’un malentendu.

Golden State Warriors

L’inscription « The Town » fait référence au surnom de la ville d’Oakland. Bien que la franchise ait déménagée à San Francisco durant l’été 2019, les Warriors ont décidé de rendre hommage à Oakland (comme l’année dernière), cette ville qui les a accueillis durant près de 50 ans. Le chêne présent sur le maillot est d’ailleurs une autre référence à « l’autre ville » de la baie.

Les mascottes NBA

Les mascottes font partie du folklore NBA. Il est difficile de passer à côté de ces boules de poils (pour la plupart) au faciès jovial (pour la plupart) dont le seul but est d’amuser la galerie. Si certaines sont plus populaires que d’autres, comme Benny The Bull, Raptor ou The Coyote, on ne sait pas souvent grand chose sur elles. Qui est capable d’en nommer plus de trois ? Pas facile, hein ?

Pour y voir plus clair, cette infographie regroupe l’ensemble des mascottes en service actuellement en NBA. Tour d’horizon sur ces personnages emblématiques de chaque franchise.

Infographie : Toutes les mascottes NBA actuelles

Source : LeBasketographe

Les mascottes par équipe

Atlanta Hawks

Harry the Hawk voit le jour en 1986. Si cette mascotte très populaire a partagé un temps l’affiche avec Skyhawk, elle demeure aujourd’hui seule maîtresse à bord. L’identité de l’homme qui interprète Harry est un secret soigneusement gardé.

Skyhawk (à gauche) et Harry (à droite)

Source : Reddit

Boston Celtics

Longtemps estampillés “franchise sans mascotte” les Boston Celtics ont accueilli Lucky lors de la saison 2003/2004. Son actuel interprète, Kristofer “Kit” Ackermann, incarne le célèbre leprechaun depuis 2010, suite au renvoi de son prédécesseur pour des “affaires de mœurs”.

Charlotte Hornets

Hugo a vu le jour en 1988, dès la création de la franchise de Caroline du Nord. La mascotte fut dessinée par Cheryl Henson, la fille de Jim Henson, le créateur du Muppet Show. Le nom d’Hugo fut remis en cause en raison de l’ouragan du même nom qui ravagea une partie des États-Unis en 1989. 

Chicago Bulls

Benny the Bull prit du service en 1969. Ce qui fait de lui l’une des plus anciennes mascottes de NBA et du sport US. Il tire son nom de Ben Bentley, le directeur des Relations Publiques des Bulls. En 1995, la franchise développa une autre mascotte, Da Bull. Plus athlétique, cette mascotte était un dunkeur hors pair. L’expérience dura jusqu’en 2004, date à laquelle son interprète fut arrêté pour vente de marijuana. 

Cleveland Cavaliers

Moon Dog débuta sa carrière en 2003. Son nom fait référence au célèbre animateur radio de Cleveland, Alan Freed, qui se surnommait lui-même de cette manière. Sir C.C., la deuxième mascotte de la franchise prit du service quant à elle en 2010.

Dallas Mavericks

À l’image de Cleveland, Dallas est la deuxième franchise à posséder deux mascottes : Champ, un cheval bleu anthropomorphique (Bonjour Bojack) et Mavs Man, un ballon de basket en forme d’humain arborant un magnifique bandeau. 

Denver Nuggets

Rocky the Mountain Lion est la mascotte des Nuggets depuis 1990. Son nom fait référence à la chaîne des Rocheuses. Après près de 30 ans de service, Rocky décrocha en 2019 le titre suprême de “Mascotte de l’année”.

Detroit Pistons

Hooper vit le jour en 1996 au moment où les Detroit Pistons intégraient la figure du cheval dans leur nouveau logo. Devenu un personnage emblématique de la franchise, Hooper demeura la mascotte des Pistons, après le retour de son logo original en 2005.

Houston Rockets

Clutch the Bear est la mascotte des Rockets depuis 1995. Son nom provient du surnom informel que Houston s’est octroyé après avoir décroché le 1er titre de son histoire en 1994. Très populaire auprès des fans NBA, Clutch a intégré le Hall of Fame des mascottes en 2006.

Indiana Pacers

Boomer a été introduit durant la saison 1991/1992. Après avoir formé un tandem avec Bowser, l’autre mascotte des Pacers jusqu’en 2010, la panthère est désormais seule à mener la danse.

Bowser

Source : The Basketball Mascots

Los Angeles Clippers

Les Clippers ont adopté Chuck comme mascotte durant la saison 2016. Introduite par le propriétaire Steve Ballmer, cette drôle de peluche rose a de quoi faire sourire. Le numéro 213 inscrit sur son maillot fait référence à l’indicatif régional du quartier de L.A. où se trouve le Staples Center.

Memphis Grizzlies

Grizz a fait son apparition en même temps que la franchise des Vancouver Grizzlies, en 1995. Elle a été élue mascotte de l’année en 2011.

Miami Heat

Pour ceux qui se poseraient la question, Burnie est la représentation hasardeuse grossière ratée anthropomorphique du logo du Heat. Cette mascotte est connue pour un épisode peu glorieux. En 1994, lors d’un match d’exhibition à Puerto Rico, Burnie a emmené une femme sur le terrain en la traînant par les jambes. Malheureusement pour Burnie, la femme était l’épouse d’un juge et a été inculpé pour agression.

Milwaukee Bucks

Bango est la mascotte des Bucks depuis la saison 1977. Elle tire son nom d’une expression utilisée par le commentateur officiel de la franchise qui criait “Bango!” à chaque tir longue distance réussi de Milwaukee.

Minnesota Timberwolves

Crunch the Wolf est la mascotte officielle des Timberwolves depuis 1989. 

New Orleans Pelicans

Pierre the Pelican a fait son entrée lors du changement de nom de l’équipe en 2013. Le nom a été choisi par le fans. Après quelques semaines de service, jugée trop effrayante, l’apparence de la mascotte change radicalement.

Pierre 1ère génération

Source : Grantland

Oklahoma City Thunder

Rumble the Bison devient la mascotte du Thunder lors du déménagement de la franchise dans l’Oklahoma. La mascotte, qui tire son nom du bruit du tonnerre, débute sa carrière en 2009.

Orlando Magic

Stuff est un personnage emblématique du Magic depuis les débuts de l’équipe dans la ligue en 1989. Son nom est une référence à la chanson “Puff the Magic Dragon”. Les fans se souviennent de sa contribution lors du passage d’Aaron Gordon au Slam Dunk Contest de 2016.

Philadelphia 76ers

Franklin the Dog est la mascotte de la franchise de la ville de l’amour fraternel depuis 2015.

Phoenix Suns

L’histoire de la mascotte des Suns n’est pas banale. Après avoir passé plus d’une décennie sans mascotte, la franchise vit un jour un artiste arrivé au stade déguisé en gorille. La sécurité lui demanda de rester pour divertir les fans. Après quelques passages, le primate fut totalement adopté et devint Go, la mascotte officielle.

Portland Trail Blazers

Blaze the Trail Cat est la mascotte des Blazers depuis 2002. Avant les débuts de ce gros matou argenté, la franchise n’avait jamais eu de mascotte officielle.

Sacramento Kings

Slamson the Lion est la mascotte officielle des Sacramento Kings. Son nom est un jeu de mot avec “Slam” (claquer en français) et Samson, le nom d’un héros biblique, qui d’après les écritures saintes, tua un lion à mains nues. 

San Antonio Spurs

La première apparition officielle du Coyote remonte à avril 1983. Connue pour être très taquine avec les arbitre, dont elle en a fait sa spécialité, cette mascotte est l’une des plus populaire de NBA. Elle est intronisée au Hall of Fame des Mascottes en 2007.

Toronto Raptors

The Raptor est la mascotte de Toronto depuis 1995, date de la création de la franchise. La naissance de la mascotte fut mis en scène lors du tout premier match des Raptors au SkyDome de Toronto, le 3 novembre 1995, où les spectateurs ont pu assister à l’éclosion de son œuf. La carrière du Raptor fut marquée par une saison blanche, en 2013-2014, où la mascotte dut céder sa place à son cousin, Stripes, en raison d’une grave blessure au tendon d’achille. 

Stripes (à gauche) et Raptor (à droite)

Source : The Star

Utah Jazz

Jazz Bear officie en tant que mascotte officielle des Utah Jazz depuis 1994. Élu à deux reprises “Mascotte de l’année”, Bear a été introduit au Hall of Fame en 2006.

Washington Wizards

G Wiz fait le bonheur des fans des Wizards depuis 1997. Cette grosse boule de poils bleue à l’apparence improbable partage parfois la vedette avec, G Man, l’autre mascotte de la franchise.

G Man

Source : Wikipedia

Les franchises sans mascotte

Malgré la forte tradition des mascottes en NBA et dans les sports US, certaines équipes ont fait le choix de s’en passer. C’est le cas des New York Knicks, des Los Angeles Lakers, des Brooklyn Nets et des Golden State Warriors. Si les deux plus grands marchés NBA (NY et LA) n’ont jamais compté de mascotte dans leur histoire, il en est autrement des deux autres.

Brooklyn Nets

Orphelins de mascotte depuis 2014, les Nets ont eu pendant longtemps la culture des cascadeurs déguisés.

Brooklyn Knight, la dernière mascotte en date, avait vu le jour à la suite du déménagement de la franchise à Brooklyn en 2012. Dessinée par Marvel Comics, ce personnage de super-héros avait la lourde tâche de remplacer Sly the Silver Fox, l’ancienne mascotte des New Jersey Nets pendant plus de 15 ans. Sans jamais parvenir à percer le cœur des fans, l’existence du vengeur masqué s’éteins au bout de deux petites saisons.

Brooklyn Knight

Source : Grantland

Golden State Warriors

À l’instar des Nets, les Warriors évoluent actuellement sans mascotte. Mais c’est loin d’avoir été toujours le cas. Après la courte expérience de Berserker, qui n’aura duré qu’une saison (1996-1997), les fans se souviendront surtout de Thunder. À une époque où la franchise squattait les bas-fonds du classement, avec ses cabrioles spectaculaires, cette mascotte a su réinventer le métier. Loin du cliché de la mascotte rondouillarde, Thunder, tout en muscle, claquait des dunks ravageurs. Après quelques années de service, la franchise décida de se passer de mascotte, prétextant que désormais « le spectacle était sur le terrain ».

Thunder

Source : Sportsmascots

La mascotte de l’année

Depuis 2005, le titre de « Mascot of the Year » est décerné au professionnel le plus méritant au cours de la conférence annuelle des mascottes NBA.

Avec trois trophées à son actif (2006, 2008, 2018), Bear, l’ours du Utah Jazz est la mascotte la plus titrée de la ligue. Avec deux récompenses chacune, Clutch (2005, 2013) et Stuff the Magic Dragon (2016, 2017) complètent le podium.

Le Hall of Fame des Mascottes

La mascotte des Phillies

Source : Wikipedia

Créé en 2005 par David Raymond, ce panthéon de la mascotte US a pour but d’honorer les performances de ces professionnels pas comme les autres. Raymond est connu pour avoir été le premier interprète de Phillie Phanatic, la mascotte de l’équipe MLB des Philadelphia Phillies.

Pour être éligibles, les mascottes doivent remplir quatre critères :

  • Avoir au moins 10 ans d’existence
  • Avoir un impact sur leur sport et leur communauté
  • Inspirer les fans
  • Avoir un impact sur la profession

Les mascottes NBA intronisées au HOF sont : Go (2005), Clutch (2006), Jazz Bear (2006), Coyote (2007), Rocky (2008), Benny (2019) et Boomer (2020).