Les hommages à Kobe Bryant

Le 26 janvier restera gravé à jamais dans les mémoires. Après le choc provoqué par l’annonce de cette terrible nouvelle, nous avons tous tenté de relever la tête en rendant hommage au Black Mamba, chacun à notre niveau.

Voici un aperçu des hommages qui ont été rendus sur les parquets durant cette semaine si particulière.

L’hommage de la Lakers Family

Comme nous pouvons nous en douter, l’organisation des Lakers a été particulièrement affectée par la disparition subite de Kobe. Après avoir demandé un report du match contre les Clippers, qui devait se dérouler au Staples Center le 28 janvier, les Lakers ont rendu un vibrant hommage vendredi à leur fils prodigue, le 31 janvier.

Durant toute la période du deuil, les joueurs arboreront sur leurs maillots un patch noir très sobre flanqué en son centre des initiales de la star. Le parquet a également été revu en intégrant les deux numéros portés par Kobe.

Le patch « KB » présent sur les maillots des Lakers

Source : Instagram Shamnba
Source : Instagram Bounce
Le parquet des Lakers

Source : Instagram des Lakers

L’hommage des deux stars des Lakers

Membres actuels des Gold and Purple, LeBron James et Anthony Davis ont désormais la lourde tâche d’honorer l’héritage de Kobe. Très touchés par le décès du Mamba, les deux superstars ont décidé de lui rendre hommage avec des tatouages.

Les tatouages de LeBron James (à gauche) et Anthony Davis (à droite)

Source : Instagram Bleacher Report

L’hommage des #8 et des #24

Au cours de ses 20 ans passés en NBA, Kobe Bryant a laissé une marque indélébile sur la ligue. Et en voyant le nombre important de joueurs qui portent le 8 ou le 24, inutile de chercher longtemps une preuve de cette trace.

En 2019/2020, 20 joueurs portaient le #8 :

Trevor Ariza (Portland Trail Blazers)

Bismack Biyombo (Charlotte Hornets)

Bodgan Bogdanovic (Sacramento Kings)

Alec Burks (Golden State Warriors)

Dalino Gallinari (Oklahoma City Thunder)

Rui Hachimura (Washington Wizards)

Maurice Harkless (L.A. Clippers)

Justin Holiday (Indiana Pacers)

Frank Kaminsky (Phoenix Suns)

Zach LaVine (Chicago Bulls)

Patty Mills (San Antonio Spurs)

Emmanuel Mudiay (Utah Jazz)

Jahlil Okafor (New Orleans Pelicans)

Terrence Ross (Orlando Magic)

Jarred Vanderbilt (Denver Nuggets)

Kemba Walker (Boston Celtics)

Tyrone Wallace (Atlanta Hawks)

Spencer Dinwiddie (Brooklyn Nets)

Zhaire Smith (Philadelphia 76ers)

Markieff Morris (Detroit Pistons)

Et 12 joueurs portaient le #24 :

Kent Bazemore (Portland Trail Blazers)

Khem Birch (Orlando Magic)

Dillon Brooks (Memphis Grizzlies)

Pat Connaughton (Milwaukee Bucks)

Bruno Fernando (Atlanta Hawks)

Buddy Hield (Sacramento Kings)

Alize Johnson (Indiana Pacers)

Lauri Markkanen (Chicago Bulls)

Garrison Mathiews (Washington Wizards)

Miye Oni (Utah Jazz)

Mason Plumlee (Denver Nuggets)

Norman Powell (Toronto Raptors)

Suite à la disparition de Kobe, nombre de ces joueurs ont choisi de rendre hommage à leur idole en changeant de numéro.

Jahlil Okafor : le joueur des Pelicans a troqué son numéro 8 qu’il portait depuis son entrée dans la ligue pour le #9.

Moe Harkless a changé son 8 pour le numéro 11.

Spencer Dinwiddie a décidé d’opter pour le 26, en référence à la date de la disparition de Kobe.

Markieff Morris a échangé son #8 pour le numéro 88.

Mason Plumlee a choisi de porter désormais le 7.

Miye Oni : le rookie du Jazz a opté pour le numéro 81 en référence aux 81 points marqués par Kobe le 22 janvier 2006 face aux Raptors et à l’indicatif régional de L.A. (818).

Alec Burks : Aux Warriors, le joueur a changé son numéro 8 pour le 20.

Source : Instagram Shamnba
Source : Instagram Bounce
Source : Instagram Shamnba
Source : Instagram Shamnba
Source : Instagram Shamnba
Source : Instagram d’Alec Burks
Source : Instagram Bounce

À l’inverse, les autres joueurs, à l’image du rookie des Indiana Pacers, Alize Johnson, ont décidé de garder leur numéro en guise d’hommage.

L’hommage éphémère des autres joueurs

Le 26 janvier, quelques heures après le décès de Kobe, Trae Young a été le premier joueur à rendre hommage à son idole sur le parquet. Il arbora un maillot floqué du numéro 8, durant les premières minutes du match avant de reprendre son #11.

Le 27 janvier, c’est au tour de Robert Covington et de Karl-Anthony Towns d’honorer la mémoire du Mamba en portant respectivement le 8 et le 24 durant leur confrontation face aux Kings.

Enfin, le 28 janvier, c’est au tour de Joël Embiid de rendre hommage à Kobe en délaissant le 21 pour le 24 le temps du match face aux Warriors.

Source : Instagram de Trae Young
Source : Instagram de la NBA
Instagram de Robert Covington

L’hommage de Quinn Cook

Parmi les joueurs, Quinn Cook s’est montré particulièrement affecté. Immense fan de Kobe, l’arrière des Lakers a été aperçu dès les premières heures de l’annonce mêlé à la foule venue pleurer devant le Staples Center la mort du Mamba. Portant le #2 depuis son arrivée dans la Cité des Anges à l’été 2019, Cook a décidé d’arborer aujourd’hui le numéro 28, en référence au #2 de Gigi et au #8 de Kobe 1ère génération.

Source : Instagram Bounce

L’hommage des coaches

Enfin, des coaches de toute la ligue ont également décidé de rendre hommage à Kobe Bryant en portant, durant cette semaine de deuil, des sneakers de la signature de la star.

Cette initiative, pas du meilleur goût vestimentaire, témoigne de l’énorme impact qu’a eu Kobe sur la NBA et du choc provoqué par sa mort auprès de tous les acteurs de ce sport.

Source : Instagram Bleacher Report

5 choses à savoir sur Coby White

Envie d’en apprendre un peu plus sur Coby White, le petit meneur à la chevelure fantasque des Chicago Bulls ? Retour sur sa vie en cinq points qui méritent d’être connus !

Il est fan de Mortal Kombat

Nous en avions parlé dans un article qui traitait de la raison pour laquelle White a choisi de porter le numéro 0. Si beaucoup de joueurs actuels ont pris le #0 pour rendre hommage à leurs idoles Westbrook ou Lillard (pour ne citer qu’eux), White a une raison bien à lui. Au lycée, il était un grand fan du jeu vidéo Mortal Kombat et son personnage préféré était Sub Zero. Il aimait tellement ce personnage, qu’il l’avait même choisi comme pseudo.

Sub Zero = Coby White

Chris Paul est son mentor

Paul et White sont tous les deux natifs de Caroline du Nord et se sont rencontrés lors d’un programme AAU au cours duquel White joua pour la Team CP3. Coby White vient donc rallonger la liste des joueurs que Chris Paul a pris sous son aile, constituée notamment par Collin Sexton (Cleveland Cavaliers), Reggie Bullock (New York), Josh Okogie (Minnesota Timberwolves) ou encore Wendell Carter Jr (Chicago Bulls). Les deux joueurs sont si proches que Paul le considère même comme un membre de sa famille.

Il porte un tatouage très spécial

Coby White a perdu son père, décédé il y a quelques années d’un cancer du foie. White a eu l’occasion de s’exprimer longuement sur cette perte dans un article de The Players’ Tribune dont nous vous recommandons vivement la lecture. Dans ce témoignage, White revient sur sa relation avec son père et sur le vide laissé par sa disparition. Pour rendre hommage à son paternel, White arbore un tatouage très spécial : « FMF » pour For My Father, accompagné de la date du décès en chiffre romain.

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Il a dépassé Michael Jordan

Que les plus anciens se rassurent ! Non, Coby White n’entre pas encore dans les discussions du véritable GOAT. White a dépassé MJ dans le classement du plus grand nombre de points marqués par un joueur de North Carolina lors de sa saison Freshman. La performance peut paraître anecdotique, mais seuls 10 joueurs sont parvenus à réaliser cette prouesse depuis 1982.

Il est devenu culte dès sa Draft

Si Coby White a dépassé toutes les attentes en étant drafté à la 7ème place par les Bulls, l’instant qui a fait le tour du monde eut lieu juste après la poignée de main avec Adam Silver. Alors que White vient de s’installer en conférence de presse, un journaliste lui apprend que son ex-équipier Cameron Johnson a été sélectionné juste derrière lui, au pick 11. « Cameron Johnson just went 11th » . Sa spontanéité explose au grand jour : « WOW, bro ! » Au-delà du caractère comique de la séquence, cette réaction authentique en dit long sur la personnalité du bonhomme.

Coby White is HYPE After Cameron Johnson is Drafted! | 2019 NBA Draft

Mention spéciale pour la casquette perchée à 10 cm de sa tête 🙂

L’origine des numéros des Chicago Bulls

Pourquoi les joueurs des Bulls ont-ils choisi leur numéro ? Interrogés par le Darnell Mayberry pour The Athletic en octobre 2019, les joueurs des Chicago Bulls nous révèlent chacun la raison du choix de leur numéro de maillot.

Que se soit pour rendre hommage à sa famille, à son joueur préféré ou pour une raison plus originale, il se cache toujours une petite histoire derrière un numéro. À vous de choisir votre préférée !

Luke Kornet

« Pour être honnête, il n’y a pas vraiment de signification. J’avais l’habitude de porter le numéro 3, mais il était déjà pris lorsque je suis arrivé à New York. Et puis, je ne sais pas, j’aime les chiffres simples. Ça fait plus propre. Le numéro 2 était disponible, donc je l’ai pris ».

Non-drafté en 2017, Luke Kornet débuta en NBA au sein des New York Knicks. S’il a bien porté le numéro 3 durant ses quatre années à la fac de Vanderbuilt, Kornet porta le 21 lors de ses piges en G-League aux Westchester Knicks. 21 ? Tiens, tiens, un numéro à deux chiffres !

Shaquille Harrison

« Ça a toujours été un numéro de famille pour mon frère et moi. Nous avions l’habitude de regarder Allen Iverson à l’époque. J’avais l’impression que tous les grands joueurs portaient le 3. J’adorais ce numéro. Mon frère et moi l’avons toujours porté. Et nous l’avons gardé. »

Dwyane Wade, Allen Iverson ou encore Ben Wallace. Difficile de ne pas être d’accord avec le jeune Harrison quand il dit que le 3 est le numéro des grands joueurs. Non-drafté en 2016, Shaquille passa ses deux années dans la ligue en Arizona, au sein des Suns (avec le #10) et de sa franchise G-League affiliée (avec le #3).

Cristiano Felicio

« C’est pour ma famille. Le 6 représente mes quatre frères et sœurs, ma mère et moi. C’est pour ça que je porte le n°6. Je ne l’ai pas toujours porté, parce que quand j’était plus jeune, le 6 n’était pas toujours disponible. J’ai donc porté le numéro 21 parce que Kevin Garnett était une de mes idoles. Mais depuis, je porte le numéro 6 pour cette raison. »

Non-drafté en 2014, Felicio fait son entrée en NBA en 2015 en signant chez les Bulls. Il porta le 21 lors de son passage dans le club brésilien de Flamengo.

Zach LaVine

« J’ai porté le numéro 14 toute ma vie. Le 8, je ne l’ai porté qu’à l’AAU. Le 14 était le numéro de mon père quand il jouait au baseball. Alors je l’ai porté en grandissant. Quand je suis arrivé à Minnesota en tant que rookie, Pekovic l’avait ».

« Le numéro 8 m’avait plutôt bien réussi, alors je l’ai gardé quand j’ai été échangé ici. Je l’ai demandé à RoLo (Robin Lopez) et il me l’a donné. »

Zach LaVine n’a passé qu’une petite année à UCLA au cours de laquelle il arbora le numéro 14. Drafté en 13ème position par les Minnesota Timberwolves en 2014, il dut se résigner à choisir le 8, qu’il avait déjà porté lors de programmes AAU (Meetings sponsorisés par des grandes marques durant l’été pour permettre aux facs et aux franchises NBA de trouver les nouveaux talents).

Au moment de l’arrivée de LaVine aux Wolves, le pivot Monténégrin était alors solidement intégré dans l’effectif, difficile alors pour le rookie de lui demander son numéro. Impliqué dans le trade de Jimmy Butler aux Wolves, LaVine atterrit à Chicago où il décida de garder le 8 qu’il affectionne désormais. N’étant pas disponible, il dut en faire la demande auprès de Robin Lopez qui le portait depuis un an. Ce dernier accepta de reprendre son ancien numéro universitaire, le 42.

Daniel Gafford

« C’était un choix de dernière minute. Je n’ai pas vraiment d’explication pour le moment. Mais je suis presque sûr d’en trouver une. Ma mère m’a dit des choses que ma tante lui racontait. Quelque chose en lien avec la Bible. Une fois que j’aurai trouvé, je suis sûr que ça aura une signification appropriée. Mais pour l’instant, je n’ai pas d’explication officielle. C’est juste un numéro que j’ai choisi pour commencer ma carrière. »

Le manque d’explication est déjà une explication. La déclaration de Daniel Gafford en est un très bel exemple. Gafford portait le numéro 10 à la fac d’Arkansas.

Chandler Hutchinson

« Je crois que c’était mon premier numéro. J’ai grandi en regardant Vince Carter. Ça n’a pas une signification folle. Vince était fun. Alors je me suis dit : « J’adore ce numéro! ».

Chandler Hutchinson passa 4 années à la fac de Boise State avec le numéro 15 floqué dans le dos. Drafté au 22ème pick par les Bulls, il put conserver son numéro de toujours. Même si Hutchinson n’est pas le joueur le plus connu de NBA, c’est sympa de voir l’héritage de Vince Carter perdurer dans la ligue, lui qui y passa 22 ans.

Adam Mokoka

« L’année dernière, lorsque je jouais en Serbie, j’avais 20 ans. Alors ils m’ont donné ce numéro. Je l’ai gardé en arrivant ici. Ce n’est pas vraiment important. »

En lisant la raison du choix de son numéro, on comprend facilement qu’Adam Mokoka n’y attache aucune importance.

Non-drafté en 2019, Mokoka est tout de même parvenu à faire son trou aux Bulls. En 11 matchs joués, le Français cumula en moyenne 2.9 points, 0.9 rebond et 0.4 passe pour 10.2 minutes. Le 7 février 2020, Mokoka entra dans l’histoire de la NBA, en livrant une très belle prestation : 15 points en 5 minutes à 100% de réussite. Très propre !

Thaddeus Young

« Les fans me l’ont choisi quand je suis arrivé dans la ligue. Donc, quelle que soit l’équipe dans laquelle je me suis trouvé, j’ai toujours essayé d’avoir le 21. C’est important pour moi. C’est grâce aux fans que la NBA est ce qu’elle est aujourd’hui. Ils sont une grande partie de ce que nous sommes en tant que joueurs. Ils sont une grande partie de la ligue. Avant cela, j’ai porté le 33 au lycée et à l’université. »

De toutes les histoires qui se cachent dernière le choix d’un numéro de maillot, il faut bien admettre que très peu de joueurs placent les fans au cœur de leur réflexion. Arrivé dans la ligue en 2007, après avoir été sélectionné au pick 12 par les Philadelphia Sixers, Young a porté le 21 durant ses 7 premières années en NBA. Échangé aux Timberwolves en 2014, Young renoua avec le 33, son ancien numéro. Le 21 étant le numéro attribué à jamais à Kevin Garnett. Même si le 21 n’a pas été retiré, il n’a jamais été donné à un autre joueur depuis le départ de KG en 2007 pour Boston. Transféré en 2015, aux Nets dans le cadre du retour de Garnett aux Wolves, Young porta le 30 durant son séjour d’un an et demi à Brooklyn.

Otto Porter Jr

« Ça a toujours été mon numéro préféré. Je le porte depuis que je suis tout petit. J’aime juste le 22. Clyde Drexler. J’étais fan de plein de gars qui portaient ce numéro. »

Contrairement à Lauri Markkanen, Otto Porter Jr porte un vrai attachement pour son numéro. L’arborant déjà à Georgetown, où il passa deux années, l’ailier eut la chance de pouvoir le conserver à Washington et Chicago. Parmi les plus illustre dépositaire du 22 en NBA, il y a bien sûr Clyde Drexler, que Porter cite, mais également Elgin Baylor ou Dave DeBusschere. Plus récemment, le 22 compte un nouvel adepte avec Jimmy Butler, qui le porte au Heat en hommage à son ancien coéquipier Taj Gibson.

Lauri Markkanen

« C’était ma cinquième option. Je voulais le 23, mais évidemment ce n’était pas possible. C’était mon numéro en équipe nationale. Ensuite, je voulu le numéro 10 par rapport à l’Arizona. Mais c’était le numéro de Bob Love. Le 44 était mon numéro au lycée et celui avec lequel j’ai grandi. Mais Niko (Mirotic) l’avait déjà. Alors je me suis dit : « Peut-être que je vais tout combiner : 44, 23 et 10 et choisir le 77. » Mais Joffrey Lauvergne était dans l’équipe, alors je n’ai pas pu le choisir. J’ai donc eu deux jours pour me décider. J’hésitais entre le 14 et le 24. J’ai pensé que Zach allait prendre le 14, alors j’ai choisi le 24. »

Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas ! Lauri Markkanen aura bien eu du mal pour se trouver un numéro au sein de l’illustre franchise de l’Illinois. Il faut dire que le Finlandais ne s’est pas facilité la tâche. Avoir comme 1er choix le 23 quand on joue pour les Bulls, c’est quand même très ambitieux. À la lecture de la déclaration de Markkanen, le 24 était donc loin d’être d’un choix de cœur. Lorsque le journaliste lui demande s’il va désormais le garder toute sa carrière, la réponse du Finlandais a de quoi faire sourire : « Je ne sais pas. Je verrai. Mais je n’en fais pas la promesse ».

Tomas Satoransky

« Mon numéro a toujours été le 13. Mais quand je suis arrivé chez les Wizards, Marcin Gortat l’avait déjà. Alors je l’ai juste inversé. Il n’y a rien de magique. J’ai juste inversé les deux numéros. J’ai donc gardé le numéro que j’avais avec les Wizards. Le 31 est donc mon numéro en NBA. Je l’aime bien maintenant. On n’a pas l’habitude de porter ce genre de numéro en FIBA, donc c’est un peu spécial. »

Tomas Satoransky avait déjà une belle carrière avant d’atterrir aux Wizards en 2016. Passé notamment par Séville et Barcelone, l’arrière tchèque n’a pourtant pas toujours porté le 13, comme il le prétend. S’il l’a bien porté au sein du Barça, il arbora le numéro 8 à Séville, qu’il porte également avec sa sélection nationale.

Kris Dunn

« Mon grand frère le portait au lycée. »

Kris Dunn passa 4 années à la fac de Providence où il porta le numéro 3. Drafté en 5ème position par les Minnesota Timberwolves en 2016, Dunn conserva le 3 durant son unique saison passée à Minneapolis. Le 32 étant la chasse gardée de Karl-Anthony Towns. Envoyé aux Bulls avec Markkanen et LaVine dans le cadre du transfert de Butler, Dunn opta pour le 32.

Wendell Carter Jr

« Si je porte le 34, c’est tout simplement en référence à mon père. Il l’a porté toute sa vie. Je pensais changer de numéro, mais je vais m’en tenir au 34. Len Bias était son joueur préféré. C’est la seule raison pour laquelle je le porte. J’ai toujours joué avec le 34. »

Le nom de Len Bias est connu par tous les fans de NBA comme étant l’un des plus gros gâchis de l’histoire. Véritable sensation en NCAA, Bias est drafté en 2ème position par les boston Celtics en 1986. Il perdit tragiquement la vie deux jours après sa draft à la suite d’une overdose de cocaïne.

Denzel Valentine

« À Michigan State, je voulais le numéro 23. Mais ils m’ont dit que je ne pouvais pas le porter parce qu’ils allaient le retirer pour Draymond (Green), ce qui n’était pas vrai. J’ai donc voulu le 32, mais il était retiré pour Magic Johnson. Et puis, le 45 s’est avéré être le numéro de mon père quand il jouait à Michigan State. Mon père était très fier de moi et était très excité quand je lui ai dit que j’allais porter le numéro 45. C’est donc pour ça que je le porte. »

Michigan State a tardé à retirer le numéro 23 de Draymond Green, mais a fini par le faire le 3 décembre 2019. Au moment où Valentine arrive aux Startans (2012-2016), Green vient tout juste de finir son cursus universitaire (2008-2012). On peut comprendre leur réticence à donner le numéro d’un joueur qui à compter pour leur histoire. Par contre, il est plus surprenant de voir qu’ils aient autorisé Xavier Tillman à le porter de 2017 à 2020.

Concernant le numéro 32, Michigan State l’a bien retiré mais pour honorer Greg Kelser. Magic Johnson portait le 33 à la fac.

Ryan Arcidiacono

« Eh bien, j’avais le 15. Mais quand Chandler (Hutchison) est arrivé, il l’a pris. Quand durant l’été, Steve (Panko) et John (Ligmanowski), nos responsables de l’équipement, m’ont demandé quel numéro je voulais maintenant, je leur ai dit : « Ok, donnez-moi le 51. » C’était le numéro de mon père quand il jouait au football à l’université de Villanova. Et ça a collé. J’ai eu de la chance l’année dernière en restant dans l’équipe et en jouant un peu. C’est quelque chose de spécial d’honorer ma famille, de représenter mon père. »

« Plus jeune, j’étais un joueur de football. J’essayais d’être dur. J’aimais le contact. J’ai grandi dans cette maison de six enfants. On était toujours en train de se battre. Toujours à faire du sport à l’intérieur de la maison. Alors je pense à toute ma famille quand je regarde ce numéro 51. Pour moi, c’est comme un numéro évoquant la dureté. Je sais que ce n’est pas vraiment un numéro pour un arrière. Mais je pense qu’il me ramène aux racines du football de ma famille. J’aime bien le porter sur le terrain maintenant. »

Non-drafté en 2016, Ryan Arcidiacono signa un contrat avec les Austin Toros, l’équipe de G-League affiliée des San Antonio Spurs. Après une année passé dans l’anti-chambre de la NBA, Arcidiacono fut recruté chez les Bulls où il fit la navette entre la G-League et la NBA. Il portait alors le 15. Alors qu’il était entre deux contrats, le rookie Chandler Hutchinson, tout juste drafté, lui chipa son numéro.

Qui est le plus petit joueur NBA de l’histoire ?

En NBA, chaque centimètre compte. Le basket-ball est un sport de confrontations où les joueurs doivent parvenir à faire la différence en utilisant au mieux leur corps et … leur taille !

La NBA est-elle une ligue de géants ? Oui ! La NBA est-elle UNIQUEMENT une ligue de géants ? Pas tout à fait. La taille est bien sûr un avantage. Mais au cours de l’histoire, quelques joueurs ont pris un malin plaisir à prouver qu’ils avaient leur place au plus haut niveau, malgré leur petite taille. Tour d’horizon des plus petits joueurs à avoir foulé un parquet NBA !

Les plus petits joueurs NBA

Ce ne sont pas les joueurs les plus connus (excepté la mascotte Muggsy Bogues), mais ces joueurs ont réalisé l’exploit de se faire une place auprès des plus grands malgré une taille ne dépassant pas la barre des 170 cm (5’7 »).

Infographie : Le Basketographe

1. Tyrone « Muggsy » Bogues (1m60)

Avec ses 160 cm, Muggsy Bogues est le plus petit joueur de l’histoire de la NBA et de loin. Il est aussi le nom le plus connu de cette liste.

Après 4 années passées à Wake Forest (la fac de Tim Duncan et Chris Paul entre autres), il est drafté en 12e position en 1987 par les Washington Bullets. Après seulement une saison à D.C. le lilliputien est sélectionné par les Charlotte Hornets dans le cadre de la draft d’expension de 1988.

Au cours de ses 14 ans de carrière NBA, Muggsy Bogues est devenu un joueur solide et une véritable mascotte. Être le plus petit joueur de l’une des équipes les plus tendances des 90’s peut aider à s’attirer la sympathie du public. Mais si Muggsy est entré dans le coeur des fans, c’est avant tout parce qu’il était un joueur hargneux jouant avec une grande intensité. Depuis sa retraite en 2001, il n’a jamais vraiment quitté la sphère du basket.

Après avoir été head coach en WNBA aux Charlotte Sting de 2005 à 2007, il est désormais ambassadeur des Hornets depuis 2014. Les enfants des années 90 se souviendront de son apparition dans le iconique Space Jam.

À gauche : Muggsy avec sa majesté Michael Jordan (Source : Scorum)

À droite : Muggsy avec le regretté Manute Bol (Source : Street Tease)

2. Earl Boykins (1m65)

Non-drafté en 1998, Earl Boykins est parvenu à faire son trou en NBA en devenant un bon joueur de rotation. Si son nom n’évoque pas grand chose, même auprès des fans les plus assidus, son passage au plus haut niveau est loin d’être anecdotique. Il cumula près de 8,9 points, 1,3 rebond et 3,2 passes de moyenne au cours de ses 13 ans de carrière. Boykins a signé sa meilleure saison en 2006-2007 du côté des Denver Nuggets. Il inscrivit plus de 15 points par match cette année-là. Pas mal pour un joueur de 1m65 !

3. Melvin Hirsch (1m68)

Plus petit joueur de l’histoire avant l’arrivée de Muggsy Bogues en 1987, Mel Hirsch est entré dans les annales de la NBA grâce à sa petite taille. Avec 13 matchs joués lors de la saison 1947-1948 sous les couleurs des Boston Celtics, le meneur non-drafté n’a pas réellement marqué la ligue de son empreinte. Mel Hirsch est décédé en 1968 d’une leucémie à l’âge de 47 ans.

4. Spud Webb (1m70)

Son nom n’est peut-être pas aussi connu auprès du grand public que celui de Muggsy Bogues, pourtant les amateurs de la balle orange savent très bien qui il est. Et pour cause, Spud Webb se remarqua lors du Slam Dunk Contest 1986, qu’il remporta face à Dominic Wilkins. Malgré sa taille réduite, Webb est un virtuose de la discipline.

Drafté en 87e position par les Pistons en 1985 (7 tours de draft cette année-là), Spud Webb se retrouve rapidement sans club. Atlanta en profita pour l’ajouter à son effectif déjà très athlétique. Après 6 saisons passées en Géorgie, il prit la direction des Sacramento Kings. C’est en Californie qu’il réalisa ses meilleures années au scoring. Il prit sa retraite à Orlando en 1998.

5. Greg Grant (1m70)

Drafté en 52e position en 1989, Greg Grant débuta sa carrière NBA du côté des Phoenix Suns. Après une année sous le soleil d’Arizona, le joueur ne cessa de passer de franchise en franchise : New York, Charlotte, Philadelphie, Denver, de nouveau Philadelphie, Washington et encore Denver. Le tout entrecoupé de passages à l’échelon inférieur. Il prit sa retraite à l’issue de la saison 1998.

6. Keith Jennings (1m70)

Non-drafté en 1991, Keith Jennings dut patienter une année avant de trouver une place au sein d’un effectif NBA. Arrivé aux Golden State Warriors en 92, il n’y restera que 3 saisons et 164 matchs avant de passer le reste de sa carrière à l’étranger. Il raccrocha ses baskets en 2004 après une ultime saison passée du côté de Strasbourg.

Mais aussi…

Un peu trop « grands » ou avec une carrière trop légère, ces joueurs ont manqué de peu leur place dans notre infographie. Pour autant, notre tour d’horizon des plus petits joueurs NBA serait incomplet sans les mentionner.

Monte Towe (1m70)

Source : News & Observer

Monte Towe fut sélectionné au Pick 57 de la draft 1975 par les Denver Nuggets. Du haut de ses 170 cm, le joueur ne disputa que 51 matchs NBA. À l’issue de sa saison rookie, il se lança dans une carrière dans le coaching universitaire.

Wataru Misaka (1m70)

Source : The Washington Post

Ce joueur d’origine japonaise ne disputa que 3 petites rencontres NBA, sous les couleurs des Knicks, lors de la saison 1947-48. Après son année rookie, il refusa une offre des Harlem Globetrotters pour rentrer chez lui dans l’Utah où il devint ingénieur.

Herm Klotz (1m70)

Source : Quora

Celui que l’on surnomme Red Klotz a une histoire peu banale. Arrivé aux Baltimore Bullets en 1947, l’année où la franchise décrocha son unique titre, le joueur d’1m70 ne disputa que 11 matchs avant de quitter la ligue. Il joua alors pendant près de 4 décennies (jusqu’en 1989) au sein des Washington Generals, une équipe de basket d’exhibition adversaire des Harlem Globetrotters.

Charlie Criss (1m75)

Source : Reddit

Non-drafté en 1970, Charlie Criss finit par trouver une place en NBA en 1977. Il passa huit saisons pour l’essentiel passé au sein des Atlanta Hawks. Depuis sa retraite sportive, il connut une seconde vie professionnelle riche et variée : professeur de golf, commentateur pour les Hawks, entraîneur d’une équipe de ligue mineure, etc.

Calvin Murphy (1m75)

Source : NBA.com

Sans faire offense aux autres joueurs cités, Cal Murphy est un joueur d’un tout autre calibre. Sélectionné en 18e position par les San Diego Rockets en 1970 Murphy resta au sein de la franchise jusqu’à sa retraite en 1983. Malgré un nom qui ne parle pas tellement à la jeune génération, le joueur de poche est une vraie légende à Houston. All-Star en 1979 et intronisé au Hall of Fame en 1993, il a eu l’honneur de voir son numéro 23 retiré par son équipe de toujours.

Top 5 « subjectif » de nos petits joueurs favoris

Parler des plus petits joueurs de l’histoire, nous a poussé à nous intéresser à tous ces joueurs qui ont réalisé des prouesses phénoménales malgré une taille réduite. En général en NBA, un « petit » est un joueur ne dépassant pas 1m85. Partant de ce critère arbitraire mais objectif, nous nous sommes lancé dans un TOP très subjectif de nos petits joueurs préférés.

Infographie : Le Basketographe

Isaiah Thomas (1m75)

Comment ne pas être touché par ce petit bonhomme ! Isaiah Thomas a un parcours qui force le respect et l’admiration tant au niveau professionnel que personnel.

Drafté en 60e position en 2011 par les Kings, il parvint à s’imposer dans la rotation dès son année rookie où il passa en moyenne plus de 25 minutes sur le parquet. Après 3 années dans la capitale californienne, Thomas prit la direction des Suns. Malheureusement dans cet effectif déséquilibré, la sauce ne prend pas et Thomas est envoyé à Boston après 46 matches. En arrivant aux Celtics, Isaiah dut repartir de zéro pour s’imposer dans l’effectif de Brad Stevens. Mais à Boston, le petit meneur a la confiance du coach et ça se voit. Il joue beaucoup et ses statistiques montent en flèche. Sa carrière prend alors une tournure inespérée pour ce dernier choix de draft. Ses performances sont récompensées par 2 sélections au All-Star Game (2016, 2017).

Au-delà des chiffres, ce que l’on retiendra de son passage à Boston, est sa campagne de Playoffs 2017. Quelques heures avant le début du 1er match des C’s face aux Bulls, Isaiah apprit la mort tragique de sa petite soeur dans un accident de la route. Il décida de tenir sa place et inscrivit 33 points. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, il se blessa à la hanche quelques matchs plus tard, mais continua à jouer pour aider les Celtics à gravir les étapes en post-season. En vain !

En août 2017, il fut envoyé aux Cavaliers dans le cadre du trade de Kyrie Irving aux Celtics. Diminué par sa blessure à la hanche, il peina à revenir à son meilleur niveau. Passant de franchise en franchise (Lakers, Nuggets, Wizards et Clippers où il a été coupé), Isaiah Thomas n’est plus parvenu à redevenir le joueur qu’il était à Boston. Tout simplement injuste !

Nate Robinson (1m75)

Retraité depuis 2018, Nate Robinson avait un style de jeu très spectaculaire. Excellent dunker, il remporta le Slam Dunk Contest à trois reprises (2006, 2009 et 2010). Il passa ses 5 premières années dans la ligue au sein d’une même franchise, les Knicks. Puis, il connu ensuite pas moins de 7 équipes au cours de la 2ème moitié de sa carrière : Celtics, Thunder, Warriors, Bulls, Nuggets, Clippers, Pelicans. Il joua également en Israël, Venezuela et au Liban.

Damon Stoudamire (1m77)

Ce natif de Portland eut une belle mais inégale carrière au sein de la grande ligue. Il fut drafté au Pick 7 en 1995 par la toute jeune franchise des Toronto Raptors. Le meneur, que l’on surnomme Mighty Mouse, apparut rapidement comme un joueur prometteur. Sa première année fut récompensée par le trophée de Rookie of the Year. Mais c’est en Oregon qu’il connut la plus belle partie de sa carrière. Malgré des performances satisfaisantes sur le plan sportif, son passage à Portland fut entaché par des problèmes d’addiction à la marijuana. Il prit sa retraite en 2008, après une fin de carrière moins en vue aux Grizzlies et aux Spurs.

Allen Iverson (1m83)

Un titre de Rookie of the Year, 11 fois All-Star, 7 nominations dans des All-NBA Team, 1 titre de MVP, 2 titres de MVP du All-Star Game, une intronisation du Hall of Fame et des statistiques impressionnantes en termes de points et d’interception. Allen Iverson a un CV hallucinant pour un petit bonhomme d’1m83. Il est d’ailleurs le plus petit MVP de l’histoire de la NBA. Et pourtant, il manque une ligne à son palmarès. Sans doute la plus importante. Allen Iverson n’a jamais soulevé le trophée Larry O’Brien. Et ce, en dépit de sa fabuleuse saison 2000-2001, où il chuta en finales face aux Lakers (Victoire des Californiens 4-1).

Mais ce qu’on regrettera par dessus tout, est sa fin de carrière indigne pour un joueur de son calibre.

Tim Hardaway (1m83)

Pour les plus jeunes, le nom de Tim Hardaway s’accompagne d’un « JR » et fait référence au joueur des Dallas Mavs. Mais les vieux de la vieille se souviendront forcément du papa : le vrai Tim Hardaway. Il est impossible de mentionner ce patronyme sans avoir une pensée nostalgique pour la NBA des années 90. Le jeu y était âpre et intense. Ce style de jeu allait comme un gant à ce petit meneur à la tête ronde et joviale. Pour se frayer un chemin au cercle, Hardaway avait une arme infaillible : le cross-over. Son palmarès, bien qu’un peu moins fourni ressemble un peu à celui d’Iverson. RoY, All-Star (x5), apparitions dans des All-NBA Team et … 0 titre !

On retiendra son duo iconique formé avec Alonzo Mourning au Heat.

Top 10 des plus petits joueurs NBA de la saison 2019-2020

  1. Isaiah Thomas (1m75) : 40 matchs aux Washington Wizards
  2. Chris Clemons (1m75) : 29 matchs aux Houston Rockets
  3. J.J. Barea (1m78) : 26 matchs aux Dallas Mavericks
  4. Jared Harper (1m78) : 3 matchs aux Phoenix Suns
  5. Tremont Waters (1m78) : 10 matchs aux Boston Celtics
  6. Carsen Edwards (1m80) : 35 matchs aux Boston Celtics
  7. D.J. Augustin (1m80) : 49 matchs au Orlando Magic
  8. Chris Chiozza (1m80) : 21 matchs aux Washington Wizards et aux Brooklyn Nets
  9. Jordan McLaughlin (1m80) : 30 matchs aux Minnesota Timberwolves
  10. Frank Mason (1m80) : 6 matchs aux Milwaukee Bucks

Une espèce en voie d’extinction

Malgré les belles histoires de ces joueurs de poche qui ont réalisé l’impossible, la tendance actuelle est de moins en moins en faveur des joueurs de petite taille. Comme l’illustre le graphique de Batiste Poulin, la taille moyenne des meneurs n’a cessé d’augmenter. Si les 90’s-00’s étaient un terrain favorable aux meneurs « Polly Pocket », la réalité actuelle en est tout autre. Le jeu NBA a évolué et les franchises recherchent des joueurs polyvalents pouvant défendre sur plusieurs postes. Malheureusement, la petite taille n’est plus que jamais vue comme une faiblesse, une faille que les équipes adverses pourraient exploiter.

Certains meneurs actuels, comme Damian Lillard (1m88), Trae Young (1m83) ou Chris Paul (1m83) excellent à leur poste en ne dépassant pas la barre des 190 cm. Mais un autre type de meneur plus grand a émergé et tend à se généraliser, dans le sillage notamment de Luka Doncic (2m01) et Ben Simmons (2m08).

Pour en savoir plus sur cette évolution, nous vous conseillons la lecture de cet article.

Source : Francetvinfo.fr

Infographie : Batiste Poulin

Quand Carter et McGrady découvrent qu’ils sont cousins

Si le lien de parenté qui existe entre Vince Carter et Tracy McGrady n’est plus un secret, la manière dont ils l’ont découvert est plus surprenante. Vince Carter a pris sa retraite après 22 ans passés en NBA. L’occasion de revenir sur cette anecdote sympathique.

Deux cousins à Toronto

Eh oui, pour ceux qui seraient passés à côté de cette anecdote, Vinsanity et T-Mac sont bien cousins. Alors que les deux futures stars NBA n’ont pourtant pas grandi si loin l’une de l’autre, ils n’ont appris leur lien de parenté que très tardivement, au détour d’une conversation.

Interrogée dans le documentaire The Carter Effect, Michelle Carter-Scott, la maman de Vince Carter raconte le contexte de cette découverte :

« Quand Tracy est devenu un raptor, nous ne savions pas que nous étions cousins ».

Alors que Tracy avait déjà intégré la grande ligue et que Vince faisait les beaux jours de North Carolina, les deux joueurs s’entraînèrent ensemble durant un été.

« Le gymnase était ouvert et Vince y allait. Tracy était ce jeune prodige. Alors qu’ils étaient prêts à partir, Tracy dit : « je ne serai pas là le week-end prochain, j’ai une réunion de famille ». Il mentionna un nom. Et si je me souviens bien, c’était celui de sa grand-mère, Roberta. Je me souvins alors que ma mère me parlait souvent d’une Roberta. Nous étions cousins ! »

Produit entre autres par LeBron James et Drake, The Carter Effect (2017) est un documentaire réalisé par Sean Menard qui se concentre sur l’impact qu’a eu l’arrivée de Vince Carter sur l’image de la franchise canadienne.

Une trajectoire similaire

Avant de se retrouver tous les deux aux Toronto Raptors, leurs trajectoires n’ont cessé de se croiser. Les deux hommes sont nés tous les deux en Floride : Daytona Beach pour Carter en 1977 et Bartow pour McGrady en 1979. Les deux villes se situent à moins de 200 km l’une de l’autre. Ils grandirent tous les deux en Floride (Daytona Beach et Auburndale) avant de poursuivre leur cursus en Caroline du Nord. McGrady fit sa dernière année de lycée à Durham à la Mount Zion Christian Academy. Carter passa 3 ans à North Carolina, dont le campus est situé à Chapel Hill, à moins de 20 km de Durham.

Tracy McGrady sauta l’étape université en se faisant drafter au pick 9 par les Raptors en 1997 avant de se faire rejoindre par son cousin l’année suivante.

Bien qu’ils n’aient jamais rejoué ensemble après leur séparation en 2000, les deux joueurs ont continué à se suivre de loin. Ils ont joué tous les deux à Orlando, Atlanta et dans la région de New York (Knicks pour Tracy et Nets pour Vince).

L’histoire derrière le logo des New York Knicks

Les New York Knicks sont une institution en NBA. Fondée en 1946, la franchise a connu ses heures de gloire dans les années 70, décennie au cours de laquelle elle remporta ses deux titres NBA (1970, 1973). Sur le devant de la scène dans les Nineties, les Knicks développèrent une grande rivalité avec les Bulls et les Pacers. Les 90’s correspondent au renouveau de la franchise new-yorkaise qui entra comme beaucoup d’autres à cette époque dans l’ère du marketing. Développer une identité forte autour des Knicks passa forcément par un nouveau logo, frais et percutant. Voici l’histoire derrière le logo très iconique des Knicks.

Le contexte de l’époque

Les années 90 sont une époque charnière dans l’histoire de la NBA. Tractée par le phénomène planétaire qu’est Michael Jordan, la ligue a le vent en poupe. La NBA séduit de plus en plus et David Stern compte bien profiter de ce contexte favorable pour imposer sa ligue face aux autres sports US, plus populaires. Pour cela, le commissioner charismatique a besoin d’avoir des franchises rutilantes et attractives pour séduire les fans.

C’est en 1990 que la NBA se dote de son service créatif ayant l’ambitieuse tâche de développer le marketing de la ligue et des équipes. Tom O’Grady, le premier directeur créatif de la NBA est engagé en juin 1990 pour orchestrer les multiples chantiers : lancement du site internet de la NBA puis des 30 équipes, développement de la WNBA, redesign des identités visuelles des franchises, création des identités des franchises d’expansion, etc.

C’est dans ce contexte en pleine effervescence que les New York Knicks décident de se doter d’un tout nouveau logo.

Interrogé en 2012 par Jared Zwerling d’ESPN à l’occasion des 20 ans du logo, O’Grady se souvient :

« Les Knicks m’ont approché parce qu’ils voulaient prendre une nouvelle orientation marketing pour l’équipe. Ils introduisaient les Knicks City Dancers et voulaient également rafraîchir le logo « Roundball » qu’ils avaient depuis 1964″.

Le lancement du projet

Le projet est lancé au printemps 1991. La NBA contacta alors l’artiste designer Michael Doret pour lui confier la création du logo de l’emblématique franchise. Doret avait les épaules pour remplir une telle mission. Il avait déjà collaboré avec la NBA et avait aussi travaillé pour la MLB et la NFL. Interrogé en 2012 par Seth Rosenthal du blog Posting & Toasting, le designer se souvient de la grande latitude dont il disposait pour débuter ses travaux :

« Avant de commencer ce projet de design, je n’ai pas reçu beaucoup de commentaires de la NBA, à part la directive selon laquelle ils voulaient que quelque chose de symbolique de New York soit incorporé dans le logo. Après discussion, nous avons éliminé plusieurs options, comme la Statue de la Liberté, et nous avons choisi l’emblématique Empire State Building. Mais comme nous le savons tous, ils ont fini par se prononcer contre au fur et à mesure que le développement du logo progressait. Je pense qu’à part le fait de conserver le bleu et l’orange de l’ancien logo, on ne m’a pas donné beaucoup d’autres exigences. Les orientations que j’ai prises ont été la plupart du temps laissées à ma discrétion ».

Une révolution dans le lettrage

L’artiste originaire de NYC avait donc carte blanche pour s’exprimer et comptait axer son travail en apportant un soin particulier dans le lettrage, qui était sa marque de fabrique. Il est vrai que les logos manquaient jusqu’alors de relief et Michael Doret voulait mettre à profit son travail dans ce domaine pour se démarquer.

« A cette époque, mon travail était très orienté vers le lettrage. J’essayais d’ouvrir de nouveaux domaines de la conception de lettres qui, jusqu’alors, avaient tendance à être un peu indigestes et traditionnelles. J’ai simplement essayé de faire quelque chose de différent pour l’époque. En fait, j’ai repris beaucoup d’éléments d’époques révolues, où le lettrage était vraiment à son apogée (comme dans les années 30 et 40) mais cette fois-ci avec un léger décalage ».

En plus de livrer les coulisses de son travail, Doret donne également accès à Seth Rosenthal à ses premiers croquis et dessins, nous permettant ainsi d’observer les différentes pistes étudiées.

Ces quatre logos colorés au crayon et stylo témoignent d’un temps lointain pré-numérique où tout travail créatif naissait à partir d’une feuille blanche. Aussi sympathiques soient-ils, aucun de ces logos ne fut retenu par les instances dirigeantes des Knicks et de la NBA.

Logos des Knicks témoignant de la réflexion initiale de Michael Doret

La version finale du logo

Une évolution plus qu’une révolution

Michael Doret confessa que la version finale du logo des Knicks fut le fruit de va-et-vient incessants entre lui et la ligue.

« Le développement de ce logo a duré environ six mois, et pendant cette période, il y a eu beaucoup de va-et-vient quant aux dessins qui ont été développés. J’ai été engagé par le directeur de la création de la NBA, Tom O’Grady, avec qui il était agréable de travailler. Il était très ouvert à toutes les idées que j’ai présentées à la ligue. Concernant le logo qu’ils ont finalement retenu, je savais qu’ils me disaient de viser la lune, mais qu’un trop grand changement leur ferait peur. Je leur ai donc donné ce logo sous forme d’esquisse, qui était une sorte de version actualisée, modernisée et nettoyée de l’ancien logo ».

La série de dessins et croquis ci-dessous retrace tout le cheminement ayant conduit au logo que nous connaissons aujourd’hui. Il est intéressant de remarquer que le travail du designer se base finalement sur une vision revisitée de l’ancien logo des Knicks (un ballon dans la partie inférieure et du lettrage dans la partie supérieure).

De son côté Tom O’Grady confia que l’objectif n’était pas de métamorphoser l’esthétique du logo mais de le faire évoluer vers quelque chose de plus authentique en captant l’essence de Big Apple :

« Nous voulions simplement faire évoluer l’ancien logo, un peu comme la canette de Coca. Nous ne voulions pas refaire l’emballage. L’une des choses que nous voulions vraiment faire était de capturer une partie de l’atmosphère de New York ».

L’Empire State Building, c’est non !

L’Empire State Building, qui faisait partie du cahier des charges initial, fut finalement retiré du logo, laissant place à un design plus épuré.

D’après O’Grady, la disparition du bâtiment emblématique de la version finale du logo ne relève pas d’un choix artistique mais plutôt d’une problématique juridique.

« Nous avions à un moment pensé faire figurer l’Empire State Building qui pointait vers le haut, ce qui était vraiment cool, avec un « N » à gauche et un « Y » à droite. Mais il y avait quelques problèmes juridiques concernant les droits sur le bâtiment ».

L’empreinte « comics » de la ville

Dernier élément phare du logo : le triangle. S’il sait se faire oublier au profit du lettrage orange plus en vue, sa présence n’a rien d’hasardeux.

« Nous avons imaginé la forme triangulaire en arrière-plan pour lui donner presque une impression de super-héros. Nous nous sommes inspirés de Superman, Batman et Gotham City. Il n’y a pas deux villes comme New York et il n’y a pas deux styles de vie comme celui de New York ».

Processus de création du logo des Knicks intégrant l’Empire State Building
Logo en couleur intégrant l’Empire State Building
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Un travail visionnaire

Qu’on aime ou pas le logo final retenu par la NBA en 1992, il apparaît indéniable que le travail de Doret est toujours au goût du jour.

Le logo fêtera bientôt ses 30 ans et à part quelques petites modifications (ajout du nom de la ville et quelques petites retouches de couleurs), il est resté inchangé, comme le montre la timeline ci-dessous.

Timeline du logo des Knicks depuis 1946

Le logo de la discorde

Si la commande de la NBA passée auprès de Doret concernait l’élaboration d’un logo principal, le designer a également travaillé sur une série de logos simplifiés. Mais en 1992, aucune de ses esquisses n’a été retenue. Si l’histoire aurait pu s’en arrêter là, Doret révèle que les Knicks ont utilisé l’un de ses croquis comme logo secondaire (voir ci-après) sans le rémunérer pour les droits d’auteur. Ce petit logo rond, inspiré des jetons du métro new-yorkais, a été notamment présent pendant très longtemps au dos des maillots des Knicks.

« Étant New-yorkais et ayant grandi dans le métro, j’ai toujours eu cette image du jeton de métro avec le Y découpé quelque part à l’arrière de ma tête. J’ai juste vu une opportunité d’utiliser cette image iconique de New York pour une équipe iconique de la ville. L’utiliser pour un logo secondaire des Knicks était quelque chose que je voulais encourager. Je leur ai donné plusieurs idées différentes, mais à l’époque, ils ont décidé de n’en utiliser aucune. Aucun problème avec ça. J’avais été payé équitablement pour le travail de développement du logo que je faisais. Toute cette histoire de logo/monogramme secondaire a été abandonnée, et j’ai été payé pour le travail que j’avais fait dessus. Puis, plusieurs années plus tard, un vieil ami m’a appelé pour me demander si je savais que les Knicks utilisaient le logo symbolique que j’avais fait pour eux. Je n’en avais aucune idée et, plus important encore, je n’avais pas été payé pour les droits d’auteur de ce dessin. Personne ne m’avait rien dit. J’ai essayé d’en discuter avec des personnes de l’organisation, et ils m’ont informé que le monogramme symbolique était leur idée, qu’ils l’avaient créé et que je n’avais rien à voir avec ça. »

Infographie : Le Basketographe

Après un bras de fer avec la ligue, Michael Doret put finalement prouver qu’il était bien l’auteur du logo et fut payé pour ses droits. Malheureusement, ce règlement à l’amiable fut une sorte de victoire à la Pyrrhus pour Doret, puisque la NBA décida de ne plus jamais faire appel à ses services.

Quand on voit le travail intemporel rendu par Michael Doret, on ne peut que déplorer que la collaboration entre le designer à la NBA se soit arrêtée si brutalement.

Bien entendu, chaque partie a sa propre vision des faits. Même 20 ans après, la NBA maintient que son équipe créative est bien à l’origine de ce logo secondaire.

D’après O’Grady, les Knicks l’ont recontacté en 1995 pour intégrer un élément de la ville de New York dans le logo afin d’augmenter leur visibilité dans le monde. Pour répondre à cette problématique, le service créatif de la NBA aurait alors créé le logo alternatif « NYK Subway Token » et rajouté le nom de la ville en haut du logo principal.

Quelle que soit la vraie identité de son géniteur, une chose une sûr : ce petit logo est terriblement efficace !

Origine des numéros des Los Angeles Clippers

Quelles histoires se cachent derrière les numéros de maillot des principaux joueurs des Los Angeles Clippers ? Cette question taraudait l’esprit du journaliste Jovan Buha de The Athletic qui est allé questionné les joueurs des Clippers. L’occasion d’en apprendre plus sur eux !

Montrezl Harrell

Infographie : Le Basketographe

« Je voulais un numéro avec lequel je puisse laisser une trace. Tout le monde a ses propres raisons en choisissant un numéro. J’avais le numéro 24 qui était très important pour moi parce que, comme je l’ai dit, personne ne l’avait à l’époque. Et quand je l’ai porté à l’AAU, Kobe Bryant est passé à ce numéro. J’ai juste essayé de chercher un numéro qui serait à moi, qui me permettrait d’être reconnu. C’est pour ça que je porte le 5. »

Malgré ce que semble vouloir admettre Montrezl Harrell, celui-ci a porté le numéro 24 un peu plus longtemps que lors d’un seul programme AAU. Harrell l’a arboré durant ses trois années passées à la fac de Louisville (2012-2015) et ce n’est qu’en arrivant en NBA que le teigneux pivot a opté pour un nouveau numéro. À ce moment-là, Kobe Bryant portait le 24 depuis déjà 9 ans.

Optant pour le numéro 35 pour son année rookie aux Houston Rockets, ce qui n’est pas sans rappeler un certain Kevin Durant, Harrell choisit de porter le #5 que lors de sa 2ème année dans le Texas.

Transféré aux Clippers en 2017, Montrezl Harrell conversa le 5 pour écrire sa propre histoire.

Patrick Beverley

Infographie : Le Basketographe

« KG. Kevin Garnett. »

La raison de Beverley tient simplement en deux mots et n’a pas besoin d’une longue explication. S’il porte le 21, c’est pour rendre hommage à son idole. Point. Et quand on le voit sur un terrain, on se rend rapidement compte qui ne lui a pas emprunter que son numéro. Beverley est un chien en défense. Son agressivité n’est pas sans rappeler celle de son aîné qui pouvait même se comporter comme un vrai salopard.

Beverley a commencé à porter le 21 au lycée puis à l’université d’Arkansas. En Europe, où il passa la première partie de sa carrière, il porta différents numéros : le 25 en Ukraine, le 17 à l’Olympiakos et le 12 au Spartak de Saint-Pétersbourg.

De retour aux États-Unis, où il passa plus de 4 années aux Houston Rockets, il fut à nouveau contraint de choisir un autre numéro que son 21 fétiche :

« Je ne pouvais pas porter le 21 à Houston parce que Marcus Camby l’avait à l’époque, alors j’ai pris le numéro 12. Puis Dwight Howard est arrivé et j’ai dû choisir le 2. »

Ce n’est qu’en arrivant aux Clippers en 2017, dans le cadre du transfert de Chris Paul aux Rockets, que Pat Beverley pu enfin renouer avec le numéro 21, qu’il avait quitté depuis son départ des Razorbacks en 2008.

Lou Williams

Infographie : Le Basketographe

« Quand j’ai déménagé à Atlanta, j’ai fait un essai pour une équipe de l’AAU. Personne ne me connaissait très bien et à cette époque, je suppose que les gars fuyaient le numéro 23. Je n’étais pas un gamin du quartier. Les gars ne me connaissaient pas. J’étais donc le dernier gars à être pris dans l’équipe et c’était le dernier maillot qui restait. Donc j’ai joué avec le 23. »

Lou Williams est né à Memphis et a déménagé en Géorgie à l’adolescence. Il effectua son High School à South Gwinnett à Snellville, une petite ville située à une quarantaine de kilomètres d’Atlanta.

C’est donc très jeune que Lou Williams a commencé à porter le 23, à l’occasion de matchs de l’AAU. L’Amateur Athletic Union est un programme organisant des tournois durant l’été, afin de permettre aux jeunes talents d’être repérés.

Lorsque le journaliste de The Athletic lui demande si le numéro 23 l’a accompagné toute sa carrière, l’arrière répond :

« Je l’ai toujours porté depuis. »

En se penchant sur le parcours du 6ème homme de luxe, cette réponse n’est pas tout à vrai. Williams a effectivement porté le 23 en High School et une grande partie de sa carrière NBA. Ça a été le cas aux Sixers, qui l’ont drafté en 45ème position en 2005, puis aux Raptors, aux Lakers et donc aux Clippers. En revanche, ce que ne dit pas Lou, c’est qu’il a fait quelques petites infidélités à son numéro fétiche. Il porta le #3 durant deux saisons aux Hawks (2012-2014) et le #12 lors de son passage éclair aux Rockets (2017).

Paul George

Infographie : Le Basketographe

Aujourd’hui, les fans ont pris l’habitude de voir jouer Paul George avec le numéro 13. Et pourtant, l’ailier n’a pas toujours arboré ce numéro. Le natif de Californie a grandi en regardant jouer Kobe Bryant. C’est donc tout naturellement qu’il s’est tourné vers le 24 en High-School puis à l’université de Fresno où son maillot a été retiré. Drafté en 10ème position par les Indiana Pacers en 2010, il décida de conserver son numéro 24, qui lui avait si bien réussi. Alors qu’il devient de plus en plus populaire, Paul George est en quête d’une identité propre autour de laquelle il pourrait construire sa propre marque.

En mai 2013, le journaliste d’ESPN Bill Simmons aurait été le premier à lui conseiller de changer son numéro 24 pour le 13 afin d’être surnommé PG-13, en référence à la classification américaine qui indique qu’un programme peut contenir des images choquantes. Voici ce que disait Simmons :

« J’ai quelques conseils qui aideront Paul George à devenir une star à part entière. Il devrait immédiatement changer son numéro 24 pour le 13. Voici pourquoi … Qui d’autre que Paul George pourrait bénéficier d’un surnom comme PG-13 ? « Oh, PG-13 est en train de prendre feu ! » « Attention, ce jeu contient un langage fort, de la violence et une possible vérification de chaleur ! Nous pourrions faire en sorte que telle ou telle performance soit classée PG-13 ».

Interrogé par Jimmy Kimmel en janvier 2014, Paul George avait déclaré que l’idée lui plaisait bien : « Ça sonne bien, PG-13 ».

En juillet 2014, Paul George avait rendu la nouvelle de son changement de numéro officielle en Twittant un message laconique mais sans équivoque : « #Trece » (Treize en espagnol).

En août 2014, le joueur alors en convalescence après sa terrible fracture à la jambe, avait admis que son changement de numéro lui trottait dans le tête depuis un moment et qu’il était désormais prêt à passer un cap.

« J’étais juste superstitieux à l’idée de changer de numéro. J’ai toujours porté le 24 aussi longtemps que je me souvienne. Ça a toujours été l’un de mes numéros préférés, et le fait d’être un grand fan de Kobe Bryant en grandissant y est pour quelque chose. »

« J’ai l’impression que je suis prêt à saisir toutes les opportunités qui découlent du fait d’être l’une des jeunes stars de cette ligue. Tout le monde sait que PG-13 est lié à la télévision, donc tout ce qui compte, c’est de pouvoir profiter du spectacle et d’être amusant à regarder ».

Après 4 saisons avec le 24, Paul George disputa son premier match avec son nouveau numéro le 5 avril 2015 contre Miami, après avoir observé une quasi-blanche. Passé par le Oklahoma City Thunder avant de s’allier à Kawhi Leonard aux Clippers en 2019, Paul George n’a depuis jamais quitté le #13.

Les joueurs de Team USA (et leur draft) depuis 1992

Tous les 4 ans, les Jeux Olympiques d’été sont une occasion en or pour voir la confrontation entre les joueurs NBA et le reste du monde. Même si on connaît tous l’issue du tournoi, à chaque match de Team USA, on sort le pop-corn, on se cale bien confortablement dans son canapé et on ouvre bien les yeux.

Depuis 1992, les Américains règnent en maître sur le monde et chaque olympiade est le moment idéal pour montrer leur supériorité.

Chaque aventure olympique débute par la constitution du groupe de valeureux combattants qui aura l’honneur de terroriser les autres sélections.
Sortons l’album de famille et scrutons chaque membre des différentes Team USA envoyées aux JO depuis 92. L’occasion de redécouvrir quelques vieilles têtes.

1992 – La Dream Team (Barcelone)

Une équipe à part

Tous les amoureux de la balle orange le savent, cette équipe de 1992 n’a rien à voir avec les autres. Considérée comme imbattable, la Dream Team surclassa le tournoi olympique de Barcelone en battant ses adversaires avec une moyenne de près de 44 points d’écart. C’est aussi la première équipe de basket US à intégrer les meilleurs joueurs NBA. Avant ça, seuls les joueurs universitaires et les américains évoluant à l’étranger étaient autorisés à participer aux JO et aux grandes compétitions internationales. Christian Laettner fraîchement drafté par Minnesota est le seul à n’avoir jamais foulé un parquet NBA. Mais ce qui rend cette équipe si unique, c’est aussi tous les mythes et légendes qui l’entourent. La Dream Team a été intronisée au Hall of Fame en 2010.

True story : Avec 18 points de moyenne par match, Charles Barkley termina le tournoi meilleur marqueur de l’équipe, devant Michael Jordan (14,9 points).

L’effectif de 1992

1996 – La Dream Team III (Atlanta)

La troisième du nom

L’équipe US des Jeux Olympiques de 1996 est la troisième Team à être composée de professionnels. C’est donc tout naturellement qu’elle hérite du « poétique » surnom de Dream Team III.

Bien qu’elle ne soit composée que de 5 membres de la Dream Team originelle (Robinson, Malone, Stockton, Barkley et Pippen), l’équipe n’a pas volé son héritage patronymique, en remportant la médaille d’or avec un écart moyen de 32 points.

L’effectif de 1996

2000 – Team USA (Sydney)

La fin de l’hégémonie américaine

Bien qu’elle n’ait pas à rougir de son effectif, cette Team USA marque la fin de la période dorée. Plus aucun membre de la Dream Team 92 ne la compose. Pire encore, l’équipe a dû faire face à une multitude de refus et de désistements. Comme une sorte de trait d’union entre deux époques, Gary Payton est le seul rescapé de l’équipe de 1996.

Mais ne soyons pas trop critique. Moins flamboyante sur le papier et moins dominante sur le parquet, ce groupe remporta tout de même l’or olympique assez facilement. La finale face à la France fut le terrain d’un fait sportif qui marqua peut-être toute une génération : le dunk monstrueux de Vince Carter sur notre pauvre Fred Weis. Allez, ça arrive à tout le monde…

L’effectif de 2000

2004 – Team USA (Athènes)

L’équipe de la désillusion

Formée entre autres par quelques futures stars en puissance (LeBron James, Dwyane Wade et Carmelo Anthony), cette équipe n’a pas pu éviter le drame : une 3e place aux JO d’Athènes. Un véritable affront pour cette nation qui transpire le basket. Après deux revers en phase de poules et un exploit en quarts pour sortir l’Espagne, Team USA chuta face à l’Argentine. L’équipe parvint tout de même à se remobiliser pour décrocher le bronze contre la Lituanie. Mais cette médaille ne suffit pas pour redorer leur blason. Cette débâcle aux JO représenta la première défaite américaine depuis que les joueurs NBA furent autorisés à participer au tournoi. Tout un symbole !

L’effectif de 2004

2008 – The Redeem Team (Pékin)

L’équipe de la reconquête

Comme son nom l’indique, cette équipe américaine est celle de la reconquête. De la revanche même ! Après la déconvenue d’Athènes, les Américains veulent renouer à tout prix avec le succès. L’or olympique leur appartient et ils comptent bien mettre les formes pour accéder à la plus haute marche du podium. Jerry Colangelo prend le management en main et décide de donner les rênes à Mike Krzyzewski, le très expérimenté coach de Duke. Le travail mis en place par l’encadrement porta ses fruits, puisque 4 ans après le fiasco d’Athènes, Team USA retrouve la place qui lui est due.

L’effectif de 2008

2012 – Team USA (Londres)

L’équipe au succès retrouvé

Team USA aborda les Jeux Olympiques de Londres de manière sereine. Contrairement au groupe revanchard et vulnérable de Pékin, celui-ci est consolidé par les derniers succès internationaux. Avec Chris Paul, LeBron James, Carmelo Anthony, Deron Williams et Kobe Bryant, les Américains s’offrent même le luxe de construire un groupe dans la continuité des années précédentes. Et forcément les résultats sont au rendez-vous. Malgré des matchs préparatoires « légèrement » poussifs, Team USA déploya tout son talent pour ramener à la maison le métal jaune qu’elle affectionne tant.

L’effectif de 2012

2016 – Team USA (Rio de Janeiro)

L’équipe de fortune

Bon ok, qualifier l’équipe américaine de Rio « de fortune » est un brin provocateur. Pourtant, nous ne sommes pas si loin de la vérité. La constitution de ce groupe de 12 joueurs a dû être un calvaire pour le management. Durant les quelques mois qui ont précédé les Jeux, les blessures (Davis, Curry, Griffin, Wall, …) et les désistements (James, Westbrook, Leonard, Harden, Lillard, Beal, …) se sont enchaînés à la pelle, forçant l’organisation américaine à puiser dans ses ressources. Finalement, les États-Unis ont un tel vivier de talents que ça ne les a pas empêché de rafler l’or encore une fois. Mais ayons un peu de compassion !

L’effectif de 2016


Polanski, Chinatown, caravane et nudité : l’histoire folle sur Jack Nicholson et sa passion pour les Lakers

Ce n’est plus un secret, Jack Nicholson est un fervent supporter des Purple & Gold. Et c’est un euphémisme ! Nicholson est carrément fou des Lakers. Il est même fou tout court. Comme nous ne prouve cette anecdote. À vous d’en juger…

Quand on aime la NBA et qu’on tient un blog, on est toujours à l’affût d’une info insolite ou d’une anecdote sympa à raconter. Alors on lit, on regarde des vidéos et on écoute des podcasts (parfois un peu obscurs). Et des fois, une anecdote surgit, comme ça, sans crier gare, au détour d’une lecture désintéressée.

Dans son autobiographie Roman par Polanski (Fayard), alors qu’il raconte les secrets de tournage de Chinatown (1973), le réalisateur polonais livre une savoureuse anecdote sur Jack Nicholson, le premier rôle masculin du film.

Un jour, alors que Polanski s’affairait minutieusement à reproduire un effet de lumière pour simuler une impression de fin d’après-midi, l’attention de son acteur principal n’était visiblement pas au rendez-vous. La faute à un match de NBA !

Le réalisateur se souvient :

« Passionné de Basket-Ball, il s’intéressait beaucoup plus à une partie télévisée qui opposait l’équipe des Lakers à celle des New York Nicks qu’à tout ce qui pouvait se passer sur le plateau ce jour-là. […] Comme il le dit lui-même, Jack faisait seulement de la figuration dans ce plan. Mais l’éclairage posait des problèmes et il se faisait tard. »

Alors que Roman Polanski s’acharnait à réussir ce qu’il avait en tête, Nicholson totalement accaparé par l’issue du match ne cessait de faire la navette entre le plateau et sa caravane.

« Jack n’était jamais là quand j’avais besoin de lui.

– Je te l’avais dit qu’on ne la finirait jamais cette putain de scène, me dit-il quand on le tira sur le plateau pour la énième fois.

– OK, on remballe. »

Mais contrairement à son acteur, Polanski n’était pas sérieux et avait balancé ça en pensant le piquer au vif pour qu’il termine la scène.

– Parfait, dit-il, on remballe.

Et à ces mots, il donna un coup sec au store vénitien et regagna sa loge.

Le sang de Polanski ne fit qu’un tour et fonça dans la loge de Nicholson avec un balai pour fracasser la télé. Alors que Polanski défonça le poste en proférant des insultes, la réaction de Jack Nicholson se passa de commentaire !

« Jack réagit par une fureur aussi irrationnelle que spectaculaire. Il ôta tous ses vêtements sous les yeux apeurés de tous ceux qui étaient présents et quitta le plateau à poil. »

Enragés, Polanski et Nicholson (qui a quand même fini par se rhabiller) quittèrent le studio l’un après l’autre.

Mais l’anecdote ne s’arrête pas là.

« Par le plus grand des hasards, nous nous retrouvâmes côte à côte dans la circulation arrêtés à un feu rouge sur Marathon Street. Je lus sur ses lèvres par la fenêtre de sa vieille Volkswagen : « Connard de polaque… ». »

Avant d’éclater de rire !

WOW !

Une chose est sûre, les années 70 étaient complètement barrées. Si quelqu’un a une histoire plus WTF sur un fan des Lakers, on est preneur !


Les histoires derrière les 30 maillots NBA City Edition 2021

Les uniformes City Edition pour la saison 2020/2021 ont désormais tous été dévoilés. Depuis maintenant 4 ans, ils représentent une sorte de petit événement, que le fans et les médias attendent avec impatience. Instaurés par Nike et la NBA, les City Jersey sont l’occasion pour les franchises de déclarer leur flamme à leur ville ou leur État. Fuitant au compte-gouttes depuis quelques semaines, cette cuvée 2021 a été particulièrement mise sous le feux des projecteurs.

Comme chaque année, il y a des réussites et des ratés. Mais plus que de discuter des goûts et des couleurs, nous vous proposons ici de découvrir les histoires se cachant derrière chacun des 30 maillots City 2021.

Découvrez les maillots City de la saison 2019/2020 et leurs petites histoires.

Atlanta Hawks

La franchise de Georgie a choisi d’honorer la mémoire et l’œuvre de Martin Luther King, qui est né et a grandi à Atlanta. Le maillot, très sobre, est dominé par une couleur noire très profonde et rehaussée par certaines touches dorées.

L’inscription “MLK” et la signature du célèbre pasteur présente en bas du maillot ne laissent pas de doute quant à la source d’inspiration de ce maillot très réussi. Les bénéfices récoltés par les ventes seront reversés à des programmes œuvrant pour les communautés afro-américaines.

Boston Celtics

Les Celtics profitent de ce maillot pour faire référence au passé très glorieux de la franchise. En blanc avec une inscription “Boston Celtics” et une large bordure verte, le maillot ressemble comme deux gouttes d’eau à une bannière de champions NBA. Avec leurs 17 titres glanés, aucune équipe n’a fait mieux, excepté les Lakers qui viennent de les rejoindre. Autre détail important : la citation de Red Auerbach en bas du maillot  : “The Boston Celtics are not a basketball team, they are a way of life”. Ça en impose !

Brooklyn Nets

Les Nets aiment rendre hommage aux artistes originaires de Brooklyn. Après avoir célébré le rappeur Notorious BIG au cours des deux dernières saisons, les Nets ont choisi de mettre en lumière cette fois Jean-Michel Basquiat. Figure de proue de la culture Underground, Basquiat a fait ses gammes dans les rues new-yorkaises. Le maillot des Nets reprend les codes propres à l’univers du peintre né à Brooklyn.

Charlotte Hornets

Peut-être l’un des uniformes les plus funs de la cuvée 2020/2021. Cette couleur vert menthe est électrisante. Bon, ce n’est sûrement pas le maillot le plus facile à porter, mais sur un parquet, l’effet sera garanti. Si l’inscription “Buzz City” est entrée dans les moeurs depuis quelques années, le choix des couleurs mérite qu’on s’y attarde quelque peu. La couleur menthe fait référence à l’histoire de Charlotte qui était le siège d’une importante succursale de la Monnaie américaine (Branch Mint en anglais). Les rayures or et granite font quant à elles allusion à la ruée vers l’or qu’il y a eu lieu en Caroline du Nord au 19e siècle et au granite qu’on trouve spécifiquement dans cet État.

Chicago Bulls

Les Bulls ont choisi d’honorer l’architecture Art Nouveau de la ville. Détruite en grande partie par un grand incendie en 1871, Windy City s’est mutée en un laboratoire architectural. Face aux dégâts colossaux, certains grands noms de l’architecture ont pris la ville comme terrain de jeu pour concrétiser leurs audacieuses idées. L’inscription “No Little Plans” en bas du maillot est une citation de Daniel Burnham, personnage phare dans la reconstruction de Chicago. Même sortie de son contexte, cette phrase semble aller comme un gant à la franchise de l’Illinois en quête de splendeur.

Cleveland Cavaliers

Cette année, la franchise de Kevin Love a choisi d’honorer la ville de Cleveland, berceau du Rock & Roll, où Alan Freed, célèbre animateur/DJ popularisa le terme. L’inscription “Long Live Rock” est une déclaration d’amour pour ce courant musical si intimement lié à la ville. On la retrouve également à l’entrée du Rock & Roll Hall of Fame. L’inscription “Cleveland” présente sur le recto reprend certaines typographies de logos de grands groupes ou chanteurs de Rock. Autre détail amusant, sur le short, la skyline de Cleveland inscrite dans un médiator de guitare. Si le maillot peut paraître assez fade au premier abord, son design est en réalité bien plus complexe et regorge de références.

Detroit Pistons

Cette année encore les Detroit Pistons ont choisi d’honorer leur ville sous l’angle de Motor City. On va finir par savoir que la ville était un haut lieu de l’industrie automobile. Côté design, rien de bien nouveau. Du bleu, du rouge et du blanc. Lors de la présentation du maillot, les Pistons ont déclaré que l’uniforme rappelait les emblèmes des voitures d’époque et que les rayures latérales faisaient référence aux autoroutes. Pourquoi pas !

Indiana Pacers

Contrairement à d’autres maillots City, la référence de celui des Pacers saute rapidement aux yeux. Cette année, on oublie la culture des sports automobiles très présente à Indianapolis et on se replonge dans l’histoire récente de la franchise. Ce maillot fait référence aux uniformes portés par les Pacers jusqu’au milieu des années 2000. Sous cette tunique, l’équipe menée à l’époque par le redoutable Reggie Miller, a même fait une apparition en Finales NBA. Un maillot à part dans le cœur des fans.

Miami Heat

Ce maillot du Heat clôt la série “Miami Vice” inaugurée en 2017. Après le bleu, le blanc et le noir, les floridiens inovent avec un très clivant uniforme bi-colore, reprenant l’ensemble des coloris utilisés. Ce maillot ViceVersa est inspiré des néons qui illuminaient la ville durant les années 80, symbole d’une vie nocturne très agitée. Tantôt bleu, tantôt rose, ce jersey ne laissera personne indifférent. On aime ou on n’aime pas. So 80’s !

Milwaukee Bucks

Les Bucks prennent un malin plaisir à sortir chaque année des maillots surprenants. Le maillot City Edition de 2020/2021 ne fera pas exception à la règle. Inspiré d’une des significations du nom de Milwaukee, qui veut dire “Le lieu du rassemblement au bord de l’eau”, la franchise édite cette fois-ci un maillot dominé par trois nuances de bleu. Le tout animé par un mouvement de vague rappelant le lac et les rivières, très présents dans l’État.

New York Knicks

Une fois encore les Knicks s’illustrent de la mauvaise manière. No offense aux fans de l’institution New-Yorkaise. Mais là, ils tendent le bâton pour se faire battre. Ce maillot sorti en collaboration avec Kith, une marque lifestyle de NYC, n’a rien pour lui. Sans aucune personnalité, ce maillot noir se compose d’un dégradé passant du noir au rouge et d’un graphisme circulaire dans lequel le nom de la franchise est accompagné de la mention “City Never Sleeps”. Pas sûr qu’il batte des records de ventes.   

Orlando Magic

Cette année encore, le Magic rejoue la carte de l’orange pour son maillot City en guise de clin d’oeil à la culture de cet agrume très présente en Floride. Le fruit est d’ailleurs l’un des symboles de l’État. L’uniforme est inspiré des tenues à fines rayures que portaient les joueurs d’Orlando dans les 90’s. Comme l’année dernière, l’inscription ‘ORL” trône sur le recto du maillot. On peut également apercevoir la mention “Orange Fever”. Pas moche, mais pas réussi non plus. L’association du blanc et du orange n’aura pas été une idée si lumineuse.

Philadelphia 76ers

Les fans des Sixers de la fin des années 90 attendaient ça depuis longtemps. Les joueurs reporteront enfin un maillot noir. De là à dire que leur vœu a été exaucé, il ne faut pas pousser. On est loin du maillot mythique que portaient Allen Iverson et consorts lors des finales 2001 face aux Lakers. Mais ne soyons pas trop dur, il n’est pas si mal. En plus, une anecdote sympa se cache derrière. Lors de son année rookie, Ben Simmons avait émis son souhait sur Twitter de porter un jour un maillot noir. Ce à quoi la franchise avait répondu que s’il gagnait le trophée de Rookie de l’année, son souhait deviendrait réalité. Simmons a dû se montrer patient, mais les Sixers ont tenu promesse. Et cerise sur le gâteau, le joueur a eu le droit de participer à sa conception. Le maillot s’inspire de “Boathouse row”, un quartier historique de Philly. C’est particulier, mais on adhère. 

Toronto Raptors

Les Raptors aiment rendre hommage à la ville de Toronto par le biais du célèbre rappeur Drake. Oui, Drake est un enfant du pays. Et oui, il est un ambassadeur de la franchise. Mais, comme Détroit et Motor City, il faudrait maintenant passer à autre chose. À côté de ça, le maillot noir et or (les couleurs de la marque de Drake, OVO) est plutôt sympa. La typo reprend celle des premiers maillots de 1995. Les fans de la première heure apprécieront ce clin d’oeil.

Washington Wizards

En regardant le maillot City des Wizards, on se dit que la franchise ne doit pas être très emballée par le concept. Ils nous ont pondu une copie de celui de l’année dernière, passant du blanc au … gris clair. Youhou ! Ils rendent hommage à Washington mais en faisant le minimum syndical. Même inscription “DC”, même graphisme, mêmes étoiles et mêmes bandes. RAS ! Enfin si, le gris clair.

Dallas Mavericks

Avec ce maillot blanc et or, la franchise texane fête les 10 ans de son seul et unique titre. Et oui, 10 ans déjà. Ça ne nous rajeunit pas. Il n’y a pas grand chose à dire sur son design épuré, excepté la présence d’ailes de Pegasus sur les flancs. Une référence à cet animal mythologique qui veille sur la ville de Dallas. Ah oui, les Mavs célèbrent également leur 40ème anniversaire cette année. Et 40 ans, ça se fête !

Denver Nuggets

Avec ce maillot, les Nuggets ont annoncé qu’ils refermaient le cycle des maillots “Skyline” commencé il y a plusieurs années. Après la version blanche, puis noire, Denver s’offre cette fois-ci un uniforme rouge peu commun, faisant référence à la couleur de certains paysages que l’on trouve dans le Colorado.

Golden State Warriors

Les mauvaises langues diront que les Warriors n’ont jamais autant célébré la ville d’Oakland que depuis qu’ils l’ont quittée. C’était déjà le cas l’année dernière et rebelote cette fois encore. Côté design, le maillot est très réussi. Rappelant les uniformes de la fin des années 2000, une époque pas si glorieuse pour la franchise, les couleurs ont été revues pour lui donner un petit quelque chose de très contemporain. L’alliance du Bleu foncé, du rouge orangé et du jaune fonctionne mieux sans le côté “shinny” de l’époque.

Houston Rockets

Le maillot des Rockets est sans aucun doute le plus WTF de la collection City Edition. Quand les premières images du jersey ont fuité, l’excitation de l’attente a très vite laissé place à l’incompréhension. Mais pourquoi ce bleu clair ? Rassurez-vous, même si ce bleu est un choix douteux, il y a une explication rationnelle. Même si ça ne saute pas aux yeux, les Rockets ont choisi d’honorer l’histoire sportive de la cité texane et notamment la franchise NFL des Houston Oilers (aujourd’hui les Tennessee Titans) dont le bleu fait directement référence. Cette explication ne suffira pas à nous faire acheter le maillot.

Los Angeles Clippers

Cette année encore, la Street Culture de LA est à l’honneur du côté des Clippers. Pour 2021, la deuxième équipe de Los Angeles reprend le maillot signé en collaboration avec l’artiste Cartoon l’année dernière en passant du blanc au noir. Même typo GTA, mêmes liserets rouge et bleu. Pas d’une grande nouveauté mais le maillot reste sympa.

Los Angeles Lakers

“Back to the roots ! ” Avec ce maillot aux couleurs très inhabituelles pour les Lakers, la franchise réussit à rendre un bel hommage à son passé. Inhabituelles, ça dépend pour qui, puisque le bleu était la couleur originelle de l’équipe avant d’adopter le jaune et le violet. Lorsque LeBron James et Anthony Davis évolueront avec cette tunique Blue and Silver, les spectateurs seront catapultés dans les années 60, à l’époque des plus beaux exploits de Jerry West et Elgin Baylor.

Memphis Grizzlies

Même sans avoir toutes les références qui en découlent, ce maillot des Grizzlies fait son petit effet. La franchise du Tennessee a choisi d’honorer ici la mémoire du chanteur de soul Isaac Hayes. Très sobre mais avec quelques touches colorées, l’uniforme est noir avec de fines rayures verticales rappelant les sillons des vinyles. Les couleurs or et turquoise font quant à elles référence à la Cadillac Eldorado 1972 de Hayes. La signature du chanteur, ainsi que ses lunettes de soleil et le logo de Stax font également partie du design. Enfin, le motif « MG » qui orne le col et le côté gauche du maillot s’inspire du tissu ghanéen que portait Hayes.

Minnesota Timberwolves

Le Minnesota est connu pour être l’État américain situé le plus au Nord. La franchise a donc décidé de s’appuyer sur cette spécificité géographique pour sortir un uniforme noir très sobre. L’abréviation “Minn”, la présence d’une étoile verte représentant l’Étoile du Nord ainsi que la constellation d’étoiles grises sur le côté droit apportent de la personnalité à ce maillot qui manque pourtant d’un peu de fun. North Stars était aussi le nom de l’ancienne équipe de NHL domiciliée à  Minneapolis jusqu’en 1993. Un joli hommage ! 

New Orleans Pelicans

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Pelicans ont parfaitement compris le concept de rendre hommage à leur ville. Pour leur version City Edition, la franchise de Louisiane sort un maillot inspiré du drapeau de la ville de New Orleans. “Inspiré” est un euphémisme. L’uniforme des Pelicans a littéralement été cousu à partir du drapeau. Composé de rouge, de blanc et de bleu, le maillot est surmonté de 3 fleurs de Lys dorés. Le Drapeau de la ville, quoi… mais avec un col et deux trous pour les bras.

Oklahoma City Thunder

Le Thunder célèbre cette année l’État d’Oklahoma. Dominé par la couleur noire, le maillot intègre un graphisme diagonal bleu et orange. L’inscription “Oklahoma” fait son apparition sur un maillot du Thunder pour la première fois depuis l’arrivée de l’équipe en 2008. La police utilisée reprend celle du drapeau de l’État. Autres signes distinctifs : le mot “Unite” présent en bas du maillot et la carte de l’État dans le ceinturon du short. Rien de transcendant, mais l’ensemble est plutôt réussi.

Phoenix Suns

Cette saison, les Suns ont choisi d’honorer la ville de Phoenix et son aire urbaine, que l’on surnomme “The Valley of the Sun.” Il faut aimer les couleurs, mais l’ensemble est hyper réussi. Le maillot est noir avec un coucher de soleil sur la silhouette de la montagne Camelback. Le tout dans un dégradé pixelisé tirant du jaune orangé au violet. L’inscription “The Valley” en blanc complète le design. On est transporté dans le climat aride d’Arizona en un coup d’oeil. 

Portland Trail Blazers

Les Trail Blazers célèbrent ici l’esprit pionnier de l’État, ses paysages ainsi que les tribus qui ont fait de ces terres leur maison. Le design plutôt épuré raconte donc beaucoup de choses avec peu d’éléments. De fines rayures parcourant l’ensemble du maillot représentent le relief topographique de la région. Le flocage “Oregon” orne le recto du jersey dont le graphisme est inspiré du célèbre panneau lumineux qui trône fièrement dans le vieux Portland. Et les bandes de couleurs évoquent les couchers de soleil sur les paysages vallonnés de l’Oregon. Une partie des bénéfices des ventes du maillot sera reversée à des oeuvres de bienfaisance. 

Sacramento Kings

Le maillot City 2021 des Sacramento Kings est une virée dans l’histoire vestimentaire de la franchise. Les Kings ont mixé quatre éléments de leurs anciens uniformes. On retrouve le bleu ciel de leurs maillots extérieurs de 1985, les damiers des maillots alternatifs de 1994, le noir des maillots extérieurs de 2000 et l’inscription “Sactown” qu’on avait découvert pour leur maillot City de l’année dernière. Merci pour le voyage dans le temps, mais pas sûr que cet uniforme reste dans les annales.

San Antonio Spurs

Alléluia ! Nos prières ont enfin été entendues. Après des années à honorer l’armée avec des uniformes aux motifs camo divers et variés, les Spurs ont décidé de tourner la page. Et quelle réussite ! Ce maillot est tout simplement un bijou, une fête. Inspiré du logo vintage utilisé dans les 90’s, le maillot est noir et accueille trois bandes diagonales colorées, turquoise, rose et orange. Bien que ces trois couleurs étaient prédominantes dans le logo, le parquet et les différentes tenues de l’époque, la franchise ne les avait jamais arborées sur un maillot. Les plus observateurs noteront également les petits motifs “fiesta” très en vogue sous l’ère Robinson.  

Utah Jazz

Après avoir porté deux fois le même maillot City Edition en 2019 et 2020, le Jazz a décidé de se frotter à la nouveauté. Mais tout doucement. Pas de gros changements, l’équipe continue d’honorer les paysages de l’Utah et plus particulièrement les Red Rocks. Le dégradé du pourpre au jaune est conservé mais a été raccourci et a migré vers le haut du maillot. Le noir, prédominant, lui apporte une touche de sobriété qui manquait à la précédente version. Dark mode activé !